LE MENDIANT !

Etiquette5 du 22.11Faible que je suis ! Ma copinaute Lylou-Anne, celle qui me fait baver rêver avec son ses blog (s) de décoration, recettes, mises en scène accompagnées de photos magnifiques a réussi, accompagnée de ma Syl à me faire danser dans sa Ronde de février. Elle nous demande une recette fétiche. Comme ça entre aussi dans le cadre du Challenge gourmand de Syl, elles s’y sont mise à deux, alors prise en sandwich, je n’ai pu que céder (avec joie je précise)  ! Pas facile de choisir, d’autant que je préfère le salé au sucré… Mais parmi les desserts qui se transmettent de génération en génération dans ma famille, il y a celle-ci qui est destinée au départ à ne pas laisser perdre des fruits, à utiliser le pain rassis, donc une recette économique, facile mais qui demande un peu de temps pour éplucher les fruits… Lire la suite

Une lecture à l’aveugle, ça vous dit ? Question posée par Jérôme !

logo jérôme lecture a l'aveugleRécemment notre ami Jérôme ou « blogueur-chouchou-de-ces-dames » a reçu un livre mystère, (clic sur le lien pour voir l’expérience en live) dont les couverture, titre, ou tout renseignement figurant dans les pages de début et de fin avaient été masqués. Il a joué le jeu, n’a pas entré une phrase du livre sur Goo**e pour savoir de qui il s’agissait et l’expérience s’est avérée géniale ! Il se trouve que nous sommes trente à vouloir connaître le grand frisson procuré par le livre-mystère, un vrai phénomène ! Lire la suite

LES PLUMES 23 – Les mots récoltés pour « Là-bas »

écritoire vanishingintoclouds(3)Amis du soir, bonsoir ! (n’importe quoi) ! Voici les 19 mots récoltés plus mes trois mots en A . Ce qui fait 22 mots, vous avez donc le droit d’en laisser un de côté (petits chanceux) (ça ne s’arrange pas)…

Inconnu, nostalgie, rivages, différence, dépaysement, horizon, recommencer, mutation, ailleurs, lointain, voyage, insouciance, oublier, découverte, chimérique, aventure, soleil, distance, ici, asphalte, abandonner, améthyste.

Un lundi sans mon trio infernal, j’ai nommé Soène, Jean-Charles et Mind The Gap ne serait pas un lundi s’ils ne prenaient quelques libertés avec l’impertinence en essayant de me pousser à bout ! Non je ne suis pas folle !gif pour domi emmerdes

Trois ans que je résiste ! Soène a été toute mignonne (j’ai failli en tomber de ma chaise), elle a bien essayé de prévenir ses deux acolytes que ce n’était pas le moment de m’embêter, rien à faire ! Pourtant, elle a jeté son regard qui tue :gif quand soène est sageD’habitude (pour ceux qui la connaissent un peu), c’est plutôt ça :gif soène grognonneAlors Jean-Charles a tenté un rapprochement avec la ma-yonnaise (ne cherchez pas à comprendre)gif chat lapin the-roses tumblrça n’a pas marché !!! Il en est là, voui ! le pauvre…gif jc sageOn va lui souhaiter bonne nuit…

Quant à MTG, oui, lui gif mind travoltaLui le beau gosse qui est juste espiègle d’habitude, gif renard coquin umlagif mtg en mutantMindounet, le traitement qui t’attend la prochaine fois que tu passeras par ici, et tu sais pourquoi !!!

Alors les bons points, pour Soène, uniquement !bon point pr plumesA vos plumes, soyez bien inspirés et à samedi pour la lecture… je vais me reposer de ma journée !gif chat je te pardonne

Les Plumes 23, le lundi c’est collecte !

écritoire vanishingintoclouds(3)Nous voici en période de vacances mais Olivia, assurera « Des mots, Une histoire » la semaine prochaine, donc pas de changements pour moi ni pour le prochain jeudi-poésie qui aurait dû être décalé, il reste pour le 13 MARS prochain, décalé malgré tout mais c’est la faute à février qui n’a que 28 jours !  Ce n’est pas plus mal ! Par ailleurs, en ce qui concerne les 3 mots que je vous laisse après la collecte, et après mûre réflexion, nous recommençons l’alphabet, donc ce soir je vous laisserai 3 mots en A.

Aujourd’hui, je vais vous demander ce que vous inspire le mot :

LÀ-BAS.

On peut y associer beaucoup de choses, alors soyez imaginatifs !

Pour les nouveaux qui souhaiteraient participer, je leur conseille d’aller lire le règlement ICI.

Vous avez jusqu’à 20 heures pour me laisser votre mot, je vous souhaite un bon lundi !gif anastasia infinite paradox

LA POÉSIE DU JEUDI avec Thomas Vinau

 chromo oiseau couronné ana-rosa(1)Thomas Vinau est un jeune auteur que j’ai découvert avec son roman « Nos cheveux blanchiront avec nos yeux« ,  le coup de foudre fut immédiat. Aussi quand Babélio, lors de la dernière Masse Critique m’a proposé de recevoir son recueil de poésie « Juste après la pluie », vous pensez bien que je n’ai pas dit non ! Je ferai un billet plus complet pour ce recueil, aujourd’hui j’ai choisi un poème qui m’est allé droit au coeur puisqu’il parle de Chien Blanc, un livre que j’ai beaucoup aimé, ICI (si ça vous intéresse) de Romain Gary et de  celle qui fut sa dernière femme, l’éternelle et superbe Jean Seberg. A  propos de Thomas Vinau dont je suis le blog ETC-ISTE, il passe aujourd’hui (quel hasard !!!) dans la très courte émission de France2 « Dans quelle étagère » (animée par Monique Atlan) qui passe 3 fois par jour sur la chaîne : vers 9 heures moins dix le matin, avant la météo de la nuit et à 5h50  ! Je vais découvrir son visage ! Lire la suite

LE CERCLE CELTIQUE de Björn Larsson

LarssonUn polar suédois qualifié de « polar culte », au départ c’est quelque chose qui fait tilt dans ma tête ! Oui, mais… C’est davantage un roman sur la mer avec un suspense soutenable, un mort par balle et pas de sang ! Un récit ralenti par les manoeuvres techniques nécessaires quand on entreprend un périple hauturier à bord d’un voilier. Aussi si vous ne différenciez pas un foc d’une grand-voile, si vous êtes incapable de mesurer l’importance du vent et qu’au moindre gîte ou roulis, vous avez le mal de mer , passez votre chemin, sinon, restez, le voyage est passionnant quand on est curieux de la culture celte et de l’Écosse ! D’ailleurs, j’ai lu que le périple du Rustica était effectué par des milliers de fans  en mal de sensations fortes. Lire la suite

TAG au nom imprononçable qui demande sept choses sur nous !

logo tag machin choseHo ça faisait longtemps qu’il n’y avait eu de petit tag pour casser la routine ! Surtout que celui-ci avec sa petite clochette dorée sur fond rouge et son nom à coucher dehors doit bien tourner depuis Noël (de quelle année ?) (je ne sais pas) mais comme je suis bonne joueuse, je vais essayer de trouver sept choses inédites (l’étau se resserre) que vous ne sachiez déjà à propos de ma petite personne. Comme je ne relis jamais mes Tag (ni mes anciens billets), comme je ne sais plus ce que je vous ai déjà dit ou pas dit, j’essaye ! Bientôt 3 ans de blog, ça use les souliers, si vous trouvez que je radote, dites-le moi ! Alors je vais alterner le Vrai et le Faux, à vous de me dire ce qui l’est ou ne l’est pas, ha ha je vous ai eus ! Lire la suite

LES PLUMES 22 – Les textes de l’ENNUI !

écritoire vanishingintoclouds(2)J’espère que vous ne vous êtes pas ennuyés à écrire votre texte malgré certains mots qui n’ouvraient pas franchement l’appétit… C’est ça les artistes : ils doivent s’adapter à n’importe quelle situation !

Par ordre d’arrivée des liens, plus ou moins, j’ai suivi comme j’ai pu, nous avons les 31 participants suivants (moi comprise) :

Marlaguette, Philisine Cave, Laurent Fuchs, Adrienne, Nunzi, MonCaféLecture, Ghislaine, Célestine, Dame Mauve, Marie, Pierrot Bâton, Soène, Janick, Jacou (qui a ouvert son blog, youhou^^), Claudialucia, PatchCath, Coccinelle, Brize, Biancats, Miss Nefer, Cériat, Gwendoline (Bienvenue^^), Evalire et sa soeur Momo. Ethunelle. Jean-Charles. SaraLaura qui nous vient d’Espagne, bienvenida ! Modrone-Eeguab-Eedualc ! Et Dan Gazénia, ce dimanche ! Mais aussi DimDamDom59 !

Je n’ai vraiment pas eu le temps de faire une suite à mon « histoire », j’ai écrit ce texte hier seulement, dans l’urgence, aussi je demande votre indulgence.

Les 24 mots à placer étaient : Projet, dimanche, emmerdement, penser, intimité, hésiter, oppresser, pluie, savoir, morosité, panne, créatif, silence, bâiller, fatigue, mourir, soupir, ralenti, routine, figé, vide, whisky, xyste, zigzaguer.

SOUS LES XYSTES DU TEMPSrouge gorge dans la neige beauty perfection of life sur fb

Le passage du temps se mesurait aux années perdues qu’elle avait vécues en pointillés, au ralenti, figée dans une bulle de savon qui refusait d’éclater. Ballottée de dimanches maussades, sans projets d’avenir en lundis sanglotants sur l’absence d’une épaule évanouie, d’un verre de whisky à moitié plein qui traînait sur la table basse. Et cette écharpe grise embaumée de tiédeur, accrochée au dos d’une chaise qui bâillait déjà de savoir qu’elle ne servirait plus.

Un matin d’hiver, un matin de plus un matin de moins, les ailes gonflées de givre, un rouge-gorge, un tout petit oiseau vint cogner son bec affamé contre la bulle, en crevant les parois oppressantes qui lui enserraient l’âme. Elle s’était ouverte d’un coup, comme une fleur déployant sa corolle écarlate encore tachée du sang de ses blessures. Elle-même étonnée de revoir le printemps avant l’heure, de sentir la morosité s’envoler comme un charme mauvais. Elle remercia l’oiseau-messager qui zigzaguait sur la neige en picorant le pain émietté, insensible au ciel qui ressemblait soudain à un morceau de panne de velours, zébré de mauve améthyste et déroulant des fils de soie qui sentaient le lilas. Parce qu’à vingt ans, comme dans la chanson, « elle voulait s’en aller du temps qu’elle était belle, qu’on ne la voit jamais fanée sous sa dentelle »*. Les printemps n’avaient pas tous verdoyé. Les étés non plus, ceux où la fatigue avait remplacé la passion qui fait flamber les corps des amants. Et toutes ces routines auxquelles elle avait survécu, n’hésitant pas à se faire mal pour éviter la médiocrité qui remplace l’amour, à la longue.

L’oiseau était reparti depuis longtemps d’un coup d’aile malicieux. Je regarde cette jeune fille devenue grande un matin d’hiver. A quoi ont-ils servi tous ces pleurs venus des profondeurs d’un chagrin sans cesse renouvelé ? Je suis la seule à le savoir. Mes yeux ont chassé la pluie dans l’intimité des soupirs qui meurent en silence, laissant enfin le coeur battre à l’amble d’un temps retrouvé, le temps qu’il reste à venir…

©Asphodèle

* tirée d’une chanson de Barbara « Le temps du Lilas ».

LES PLUMES 22 – la liste des mots récoltés pour l’ENNUI !

écritoire vanishingintoclouds(3)Je pensais que ce thème ne vous inspirerait pas vraiment mais je vois qu’il n’en est rien, bravo ! Voici les 21 mots récoltés. Désolée Dimdamdomi mais « emmerdes » n’était pas dans mon dictionnaire, je t’ai proposé d’en laisser un autre mais je ne t’ai pas revue ! 😦 .  Donc j’ai choisi pour toi celui qui se rapprochait le plus et c’est tout aussi élégant, il s’agit  de : emmerdement !!! 😆

Nous arrivons à la fin de l’alphabet et pour ne pas alourdir nos textes avec trois mots en W, puis en X, Y ou en Z, j’ai fait un panaché, laissant le Y de côté. Le X est vraiment moche comme lettre, ne me tapez pas car j’ai choisi « xyste » qui veut dire passage couvert dans un jardin (ou dans un gymnase), on va dire passage couvert pour simplifier et comme il y en a plus de 20, vous pouvez en laisser un de côté de toutes façons !

Voici la liste : 21 mots + 3 = 24 !

projet, dimanche, emmerdement,  penser, intimité, hésiter, oppresser, pluie, savoir, morosité, panne, créatif, silence, bâiller,  fatigue, mourir, soupir, ralenti, routine, figé, vide et whisky, xyste, zigzaguer.

Jean-Charles et Soène ont été très sages aujourd’hui, je me demande ce qu’ils me mijotent, ce n’est pas normal ça ! Quand Choupinet s’agite tout seul…gif chat blanc excité…un vrai ventilateur !

Quant à Soène qui donne l’impression de filer doux….gif soène reste calmeelle prend du Xa**x mais ne le répétez pas !gif flappers plumes le lundiEn fait, elle s’est remise à la danse !!!!! dans sa Tour…

Et moi…gif ours farine quand un mot pas ds dico…quand un mot n’est pas dans MON dictionnaire !

Enfin, le lundi est passé, c’est finiii, je vous dis à vos plumes et bonne semaine !gif encirier plume nature-and-culture

Les Plumes 22, c’est parti pour la collecte !

écritoire vanishingintoclouds(3)Ça passe vite 15 jours ! Surtout quand il pleut sans discontinuer. Nous revoilà pour un nouveau thème. Pas facile aujourd’hui, hé hé… Je vais vous demander ce que vous inspire l’ ENNUI ! J’en vois déjà qui lèvent les yeux au ciel ou qui soupirent ! Tss tss, allez, l’ennui est source inépuisable en littérature, ça devrait vous aider !

Merci de me laisser un mot en commentaires avant 20 heures. Pour les nouveaux participants, merci de consulter le RÈGLEMENT avant de vous faire taper sur les doigts ! J’en profite pour remercier les valeureux participants de samedi « avant-dernier », vous avez été 29 à aimer la TRANSPARENCE ! 30 avec moi (j’aime bien les comptes ronds^^) ! Une petite photo…si ça peut vous aider mais là aussi à chacun sa perception de l’ennui…solitude des statues velvetinabat tumbA ce soir et bonne journée !

Un blog, une séance de cinéma pour les enfants hospitalisés.

PM toiles enchantéesPrice Minister s’engage à verser 15 €uros à l’association les Toiles Enchantées, à chaque billet (comme celui-ci) qui paraît sur un blog. Cette somme permet à trois enfants hospitalisés de voir un film à l’affiche et ce de leur lit d’hôpital. Oliver Moss, que nous connaissons bien avec les Matchs de la rentrée Littéraire s’occupe de cette opération pour Price Minister, nous pouvons à notre tour le soutenir dans cette belle opération (ne pas oublier de lui envoyer un mail à oliver.moss_at_priceminister.com avec le lien de notre billet pour qu’il soit validé) ! Alors, il suffit juste de répondre au petit questionnaire ci-dessous, ne vous en privez pas et permettez à des enfants malades ou handicapés « d’aller au cinéma » dans leur centre de soins. Allez sur leur BLOG et faites-en de même si vous le jugez utile… Lire la suite

« Les amants  » d’Henri Bauchau pour le jeudi en poésie !

chromo oiseau couronné ana-rosa(1)Je mets des guillemets car je n’ai pas le titre de ce poème, je ne sais même pas s’il en a un ! J’ai trouvé ce poème plusieurs fois sur le net, et toujours sans le titre ni le recueil d’où il est extrait. Cependant, je le trouve magnifique, je voulais vraiment le partager avec vous…tel que je l’ai trouvé avec la ponctuation (ou son absence) et les retours à la ligne avec ou sans majuscules.

Henri Bauchau aurait eu 101 ans le 22 janvier dernier. C’est un auteur belge qui a été publié essentiellement chez Actes Sud.

M’accompagnent aujourd’hui en ce jeudi, les poètes suivants : Marie et Anne, Soène, Lili, Pyrausta, Jean-Charles, Claudialucia, Natiora, Modrone-Eeguab. Fransoaz , Luocine, et  Dame Mauve. Et Laurent Fuchs, un nouveau participant à qui je souhaite la bienvenue !

automne amoureux mer wanderlustywriter

Vivant ne vivant plus
Les amants séparés
ne peuvent pas dormir
Redisant le nom de l’amour
Et de la source inconsolable
Criant ne criant plus
La bouche enfoncée dans la nuit
ils roulent sur l’oreiller impossible du temps
et c’est le temps qui les nourrit.

Leurs deux noms enlacés dans la matière noire
les amants séparés ne peuvent pas dormir
priant que le temps passe
priant et suppliant
que le temps de l’amour ne passe jamais
vivant ne vivant plus
vivant l’inexorable.

Henry Bauchau

Des coulis pour les crêpes de février !

Logo Syl gourmandisesJe me suis inscrite au challenge de Syl dans une catégorie démente (j’ai signé sans voir en fait) et il va falloir que j’assure côté recettes, vous n’avez pas fini de saliver…ou pas !

Je ne vous donnerai pas la recette de la pâte à crêpes, c’est ma maman qui la fait et elle garde son secret, ou me donne des proportions intraduisibles (je l’aurais un jour, je l’aurais !). Mais j’adore faire des coulis variés pour accompagner les dites crêpes et je vous en donne deux hyper simples à réaliser et délicieux si vous aimez le chocolat et l’orange ! Lire la suite

LES PLUMES 21, les textes en TRANSPARENCE !

écritoire vanishingintoclouds(3)Et voici les 31 textes  inspirés par les mots pour Transparence ! Par ordre d’arrivée des liens, nous avons les plumitifs suivants  : (Jacou et moi incluses)

Violette dame mauve, Valentyne, Marlaguette, Philisine Cave, Cériat, Ghislaine, Janick, Solange, Brize, Olivia, Biancat, Miss Nefer, Soène, Pierrot Bâton, Nunzi, Wens, Jean-Charles, L’Or rouge, Momo (la soeur d’Evalire) (bienvenue Momo !), Evalire, Claudialucia. Mon CaféLecture. Marie. Célestine. Patchcath. Bizak (en retard). Coccinelle (en retard également)…. et Jobougon, ce dimanche ! Dimdamdom que j’ajoute ce lundi mais qui était très en retard !

Les 27 mots imposés étaient  : invisible, fantôme, innocence, introuvable, voile, dentelle, brouillard, psyché, honnête, insignifiante, dessous, eau, politique, nudité, diaphane, visible, cristal, blog, lumière, lagon, briller, vérité, fantaisie, traverser, vagabonder, vapeur, vin.

Je ne m’étais pas rendu compte qu’il y en avait 27, j’étais vraiment à l’ouest lundi car passé 25 mots, vous auriez pu en laisser deux de côté… En ce qui me concerne, je n’ai pas utilisé blog, incongru dans mon histoire qui se déroule dans les années 50…de l’autre siècle !^^

Ci-dessous, après mon texte, celui de Jacou (suite de La Leçon d’équitation, texte « coquin » chez Olivia), intitulé TANAGRA. Mon texte est une suite à celui de la semaine dernière, ICI. Un autre « fragment » de cette histoire qui commence à prendre consistance…

A PERDRE LA RAISONcheval noir dans neige nature-and-culture

En cet hiver 1954, le froid faisait des ravages. Il tuait la misère à même le trottoir dans l’indifférence générale sous la pâle lumière des aubes transies. On en parlerait bien des années plus tard dans un film où l’Abbé Pierre en serait le héros. Mais Anastasia était bien loin de ces considérations. L’épouse du maire, une femme aussi honnête qu’insignifiante l’avait recueillie chez elle par charité chrétienne. Même si cela n’entrait pas dans la politique de son mari… Malgré la chaleur dispensée par les cheminées allumées dans chaque pièce de la maison, la jeune fille qui avait arpenté la ville et visité tous les maréchaux-ferrants de la région à la recherche de Diego avait pris froid.  La fièvre la consumait. La tête renversée sur l’oreiller, quelque mèches blondes lui collaient au visage. Assise près du lit, la femme du maire ne pouvait s’empêcher d’observer cette jeune fille étrange et solitaire qui ne parlait jamais d’elle.

Ses yeux de crépuscule étaient comme des fentes entrouvertes sur les ombres mouvantes peuplant une trop longue solitude ; les doigts de cristal gelé de la mort caressaient son âme dans le brouillard de la fièvre. Laisser vagabonder ses rêves dans les fils de soie du voile transparent qu’elle brodait en secret, dire aux mirages ivres de mensonges d’aller voir ailleurs si elle y était. Laisser s’échapper la dentelle des cerfs-volants qu’elle entrevoyait dans la brume invisible au-dessus des montagnes. Dans son délire, elle croyait nager dessous les eaux, avec des poissons bleus comme les lagons des mers du Sud. Elle voulait être un coquillage, ressembler à la vague vêtue de satin blanc et s’enrouler comme une algue ensorcelante autour du corps de Diego. Repousser le froid vertige des abîmes, retrouver la mer, les rivages diaphanes aux ciels infinis, traversés d’oiseaux aux longues ailes et voler plus haut que les nuages dans l’innocence d’un ciel de printemps. Vivre enfin ses vingt ans qui passaient dans la nuit, sans dire un mot, sans un baiser à retenir, sans souvenirs pour demain. Un froid de verre brisé lui transperçait le ventre. Le vin coulait à flots à la table de ses noces, elle n’était pas à la table, elle n’était nulle part. Elle entendait les vieux du campement dire qu’elle était introuvable. Alors qu’elle était là, dans une roulotte voisine, devant sa psyché, tournoyant avant de passer sa robe immaculée, ajustant la couronne de fleurs posée sur son voile, troublée par sa propre nudité. La cruauté de son rêve voulait que sa peau translucide se transformât en marbre froid, inexpressif ; une petite voix lui criait de demander la vérité, rien que la vérité ! Mais quand la saurait-elle ? Si seulement Izia était encore de ce monde, elle aurait su elle ce qu’elle pouvait faire pour retrouver Diego et lui demander si elle devait continuer à l’attendre, à le chercher dans les vapeurs salées de ses larmes. N’était-il pas devenu un fantôme, une idée qu’elle se faisait de l’amour ? Et si ce n’était pas lui dont le Livre parlait ?

Ses paupières étaient lourdes, elle entendait la voix inquiète du médecin mandé par celle qui la veillait . « Ce n’est pas la grippe », dit-il. Elle ne voulait pas se réveiller, dût-elle en perdre la raison. Non, ce n’était pas la grippe mais la malemort qui venait la chercher. Une dernière flambée de haine pour les montagnes givrées de blanc brillant sous la lune pleine et généreuse la fit hoqueter. Hagarde, elle s’assit dans le lit, le regard bien au-dessus de ceux qui l’entouraient et elle sut que demain, elle reprendrait pied avec le visible. La réalité l’attendait, la vie et ses galops la porterait vers le sud, vers la lumière, avec ou sans Diego…

©Asphodèle

*****

TANAGRA

« Mon coeur de pigeon, ma meringue, je te mange, je te mange. » Picorant des baisers sur la peau de mon enfant, installés dans le moelleux des coussins de dentelle de mon lit, je ne me lassais pas de lui murmurer à l’oreille des mots tendres. Mon fils babillait, répondant à mes mots, mes faiblesses; sourire ravi, montrant ses jolies quenottes, tandis que je lui murmurais ces folies. « Mon sucre d’orge, mon bouton de rose, je te croque, je te croque. »
« Cessez de roucouler Béatrice. C’est d’un ridicule ! »
Mon mari apparaissait, parfois, nous assénant quelques phrases de ce genre. Puis disparaissait aussitôt, être insignifiant.
Notre bavardage, un instant interrompu, reprenait de plus belle, tendre complicité ponctuée d’éclats de rire et de gazouillis prometteurs et pleins d’innocence.
J’aimais ces instants. Il y avait aussi ceux du bain. Pour rien au monde, je n’aurais confié ce rituel à quelqu’un d’autre. Je contemplais mon angelot, tout droit sorti d’un tableau de Botticelli, jouant avec les bulles de savon, qui éclataient, arcs en ciel crépitant entre ses doigts impatients. Nous laissions l’eau retomber en cascade de gouttelettes, reflétant la lumière des miroirs. Je lui disais mille et un contes, l’histoire de ce papillon dormant dans ses boucles, qu’un battement d’ailes avait poudrées d’or, l’aventure de la libellule venue se mirer dans le lagon de ses yeux, les soupirs du bouton de rose, jaloux de sa jolie bouche.
Ma belle-mère avait surpris ces ébats. Derrière cet éternel brouillard de sévérité, j’avais eu le temps d’apercevoir, dans ses yeux, une lueur câline.
Celle-ci, habituée au règne sans partage, avait tenté de m’imposer sa politique. Devenue grand-mère, une trêve tacite s’était installée.
Mon fantôme de mari semblait s’être plié à cette règle.
Pour être honnête, je n’avais pas beaucoup pensé à Rodolphe de puis la naissance de Julien.
Sa présence commençait à me manquer. Je savais qu’il avait une compagne. J’avais hâte de la connaître.
Cette rencontre arriva plus vite que prévu, les affaires de mon oncle l’obligeant à s’absenter quelques temps, hors du pays. Je découvris une jolie personne, ravissante Tanagra. Nous sympathisâmes, attirée de façon réciproque. Julien lui fit la cour. Elle y répondit, charmante.
Nous nous quittâmes, promettant de nous revoir très bientôt.
Ce soir-là, j’eus envie de mon corps. Nue devant ma psyché, je me contemplais. C’était la première fois, depuis mes couches. Je le caressais, retrouvant ses creux, ses renflements, aucune vergeture ne défigurait mon ventre. Je m’habillais, faisant glisser sur ma peau ces dessous soyeux. Je frissonnais, délicieux désirs que je croyais oubliés.
Au cours d’une promenade avec Blog, mon chien, nous nous vîmes. Il aboya, lui faisant fête. Elle comprit, amusée, pourquoi un tel nom. Ses aboiements ne ressemblaient en rien à des « Wouaf-wouaf » ordinaires. L’entendant , la première fois, j’avais choisi, pour le nommer, cette onomatopée de ce son introuvable chez ses congénères.
Je la suivis dans son appartement. Elle me reçut dans un boudoir, sofas recouverts d’amples châles damassés ; murs tapissés de romans étrangers, objets exotiques rappelant ses origines, culture riche de ses différences et de ses mystères. Nous bavardâmes comme si nous nous connaissions depuis toujours. Elle portait une robe d’intérieur, soierie incrustée de précieuses broderies, rehaussant son teint diaphane. Je tendis la main vers ces splendeurs. Elle la saisit au passage. Sa peau si douce me fit penser à la soie de son vêtement. Je retirais ma main. Il fallait que je parte retrouver Julien.
Nous devions nous revoir le lendemain. Je restais longtemps avec Julien, prolongeant le plaisir de sa présence, de tous ces petits moments de partage, rien qu’à nous. Plus que jamais, j’aimais mon fils, je le lui disais, l’embrassant avec fougue, l’écoutant me raconter des merveilles. Je sentais vibrer en moi ces fils invisibles ; mon trésor, mon chef d’œuvre !
Le lendemain, j’arrivais chez elle. Elle m’apparut, miniature fragile ; ses yeux brillaient du plaisir de me revoir. Dans le boudoir, sur une table basse, elle avait disposé des pâtisseries, loukoums fondant comme un baiser, savoureuses cornes de gazelle, royauté des zlabias, vapeur mentholée du thé brûlant s’échappant de la théière des Mille et Une Nuits.
A la vérité, je mangeais peu, envahie d’une émotion, que je croyais due à contempler ce décor, dans lequel je me sentais si bien. N’arrivant à se poser nulle part, mon esprit vagabondait, le charme étrange de mon hôtesse, ce confort diablement sensuel, cette chaleur qui commençait à me troubler…Ariane se pencha vers moi, m’offrant un gâteau. Son déshabillé glissa, dévoilant dans leurs nudités, deux petits seins, sculptés magnifiquement. Je m’en emparais, nos bouches se trouvèrent, nos mains s’égarèrent à la découverte de nos corps.
Nous nous retrouvâmes enlacées, radieuses. Sa main caressait mes cheveux en désordre. Je me rhabillais. Il fallait que je parte.
Je trouvais Julien sur les genoux de ma belle-mère. Je m’aperçus qu’elle portait un chemisier en voile, mon fils très occupé à essayer d’attraper les cristaux qui le décoraient. Son père, à quatre pattes devant lui, émettait des « mêêê, mêêê », ce qui lui convenait fort bien.
« Vous êtes en beauté, belle-maman, ce soir. »
« Julien m’a éclaboussée, en prenant son bain, dit-elle, riant. C’est le corsage que je portais pour mes fiançailles. Et il me va encore. »
« Il vous va même très bien, belle-maman. »
« Béatrice, appelez-moi Renée. »
« Je vais me changer pour le dîner, belle-ma…Renée. »
Le dîner se passa comme un enchantement. Renée avait sacrifié une excellente bouteille de vin, de sa cave. Le repas était délicieux. « Nous avons une nouvelle cuisinière ? » questionnais-je.
« Non, j’ai eu envie de nouveauté, ce soir. »
« Vous avez eu raison. C’est délicieux. » Les émotions de l’après-midi m’avaient donnée de l’appétit.
Je montais me coucher, choisissant une tenue de nuit, style bergère, espérant que mon mouton de mari ne se ferait pas trop attendre. Je l’entendis traverser le couloir et frapper à ma porte. En fait de mouton, ce fut un bélier qui entra dans mon lit.
J’aurais préféré plus de tendresse et d’émoi, mais mon mari n’avait aucune fantaisie pour ces choses-là, comme pour bien d’autres, d’ailleurs.

Le lendemain, il était convenu avec Ariane d’aller faire une balade à cheval. Je lui confiais mes secrets, mes apprentissages avec Rodolphe. Elle m’écouta passionnément. Nous savions ce que nous voulions. Revivre les beaux moments de la veille, les embellir encore.
Nous nous reconnûmes, retrouvant les gestes, en inventant de nouveaux, toujours mêlant nos corps que nul voile n’entravait.
Le temps passait ; Rodolphe devint notre complice. Il était visible qu’il était enchanté de ce qui nous arrivait.
Mon fils grandissait. Je lui appris à monter à cheval. Et pour le reste, mon intuition maternelle avait compris, qu’il ne ressemblait pas à son père.

©Jacou