LES PLUMES N° 9, les textes pour l’Interdit !


LOGO PLUMES2, lylouanne tumblr comJ’espère que la chaleur ne vous a pas ramolli le cerveau, moi je ne suis qu’une épave échouée et je fais des incantations pour que revienne la pluie, un peu, mais bon, je ne vais pas vous gâcher l’été avec mes états d’âme ! Voici les 21 (moi incluse) participants par ordre d’arrivée des liens :  Dame Mauve, Sharon, Ghislaine, Adrienne, Solange, Hurluberlulu, Kristel, Valentyne, Mind The Gap, PatchCath, Nunzi, Jean-Charles, Pierrot Bâton, Coccinelle, Cériat, Janickmm , Modrone-Eeguab, Lilousoleil. Coumarine (le retour 2, elle a publié son texte en EAU très tard, je vous invite à le lire aussi,  ICI, il est sensuel et très beau !) ! Et Célestine, éternelle retardataire à qui on pardonne tout ! Merquin, très en retard !!!

Mon texte ci-dessous. Les mots imposés étaient : liberté, sens, découverte, régime, déraison, pantois, hasardeux, obligation, privé, barrière, demeurer, tabou, aventure, inceste (facultatif), rouge et honte, hallucinant, hangar.

PANTOISE !

à sec !

à sec !

Il est des jours écrasés de chaleur où je me cogne à des barrières invisibles,  où les mots restent coincés entre deux portes. Privés de papier, privés de vie et d’images qui ondulent aux confins de l’imagination dans des aventures plus ou moins hasardeuses. Envolée la prescience de l’immense liberté cachée entre les lignes brouillonnes : le sens lui même s’égare. Sans le sens et l’émotion, un texte reste une coquille vide, un alignement de banalités. Que sont des phrases joliment troussées quand le coeur n’y est pas ?  Une sorte de bas régime où le stylo crachote et reste suspendu dans cet espace tabou : le cauchemar de l’écrivain en herbe, j’ai nommé la page blanche ou pire, émaillée de ratures comme autant d’accrocs, comme autant d’offenses. Il n’y a pas de plaisir dans l’obligation.

J’ai remisé cahier et plume  sous le hangar des mots perdus, dans l’attente d’hallucinantes fulgurances prêtes à jaillir, sans qu’on s’y attende. C’est difficile ces blancs quand on écrit tous les jours, on se demande ce qui se passe, et puis on sait que ce n’est pas parti pour toujours, ça repassera comme le lilas au printemps.
Tant que demeure la déraison au front rouge des hontes bues, je sais que les corolles des mots en fleur s’épanouiront avant, que dans un soupir, je n’ai eu le temps de les voir déployer leur tache incarnat. Pour redonner la fièvre nécessaire à cette maîtresse exigeante et insatiable…

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51 réflexions au sujet de « LES PLUMES N° 9, les textes pour l’Interdit ! »

  1. Bien joué Isabelle.Quand on n’a pas trop d’idées on peut toujours écrire qu’on n’a rien à dire.Et puis tu le dis si bien,que tu n’as rien à dire.

  2. Merci, Aspho, Je pensais que tu ne connaissais jamais ces faiblesses;
    moi qui n’ai pas l’habitude d’écrire,
    mais contente d’avoir le droit de faire partie de ce défi,
    j’ai parfois éprouvé du plaisir dans l’obligation
    seulement j’ai peur que ce ne soit qu’un alignement de banalités

    • Patch, je suis humaine et j’ai les mêmes faiblesses que tout le monde !!! Ne dis pas de bêtises, tes textes sont justement pleins d’émotions, de douceur, et de sincérité ! 🙂

  3. ah parfois on fais ce qu’on peut !! La chaleur mollit les neurones , enfin pour moi c’est ainsi !
    Je trouve que tu t’en sors bien quand même dis donc !!
    Bisous je vais lire les textes

  4. Magnifique ton texte! j’aime beaucoup et c’est tellement vrai : » Sans le sens et l’émotion, un texte reste une coquille vide, un alignement de banalités. Que sont des phrases joliment troussées quand le coeur n’y est pas ». Désolée de te faire faux bon pour les plumes de l’été. Wens et moi, nous avons un régime théâtre un peu intense pour ce festival d’Avignon après avoir eu la petite fille pendant deux semaines aussi nous n’avons pas trop le courage d’écrire! Il faut tout de même que je me remette à mon blog pour parler des spectacles!

    • Merci Claudia de ton passage ! 🙂 Je sais que vous êtes bien occupés l’été, pas de souci ! 😉 Sacrée festivalière va !!! Tu ne danses pas sur le pont quand même ??? 😀

  5. Tu retournes drôlement bien les lexiques dis donc!!! Je m’attendais à des textes beaucoup plus durs (je vais aller lire les autres pour me faire une idée). Tu prouves encore qu’on peut tout faire avec les mots, même quand on ne les trouve pas. Bon samedi

  6. j’aime BCP ton texte, Asphodèle, il est tellement vrai: il dépeint avec réalisme les pannes de mots qui nous immobilisent parfois, nous faisant douter de nous
    Et puis, on se laisse écrire, comme ça vient, et cela fait un texte comme ceci, du vécu, rien d’artificiel

    • Merci Coumarine, la sincérité est ce que j’essaie de faire en priorité, avec plus ou moins de bonheur mais sur le « durable », il n’y a que ça qui marche, pour l’auteur et le lecteur, alors je ne sais pas encore trop bien où me situer, j’avance !!! 🙂

  7. C’est vrai qu’ils sont beaux tous ces mots (en particulier « corolles des mots en fleur » et l’image fugace du Lilas) : tu ne te surnommes pas Asphodèle pour rien 😉

    bises

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