LES PLUMES à thème 5 – résultats de la collecte pour ESPACE !

LOGO PLUMES2, lylouanne tumblr comVous étiez frileux aujourd’hui ? Le thème ne vous a pas inspirés ? Voici la récolte à laquelle s’ajoutent mes trois mots en E.

Liberté, fusée, nature, étoile, respiration, steppe, vital, étendue, océan, voiture, majestueux, claustrophobie, galaxie, infini, atmosphère, cosmos, euphorie, évidemment, éclipser.

Je vous souhaite une belle semaine, à vos plumes ! 🙂

plume encre noire infinite-paradox tumblr

LES PLUMES à thème 5 – Collecte de mots !

LOGO PLUMES2, lylouanne tumblr comAprès  avoir  tourbillonné dans les affres de la passion, si nous prenions un peu de hauteur ? Et d’ESPACE ! Vous avez jusqu’à 20 heures pour me dire ce que vous inspire l’espace, dans tous les sens du terme ! Je remercie tous les participants de la semaine dernière pour leur participation et leur bonne humeur !

A tout à l’heure ! Et bon lundi…

Et pour ceux qui aiment les photos, une vision de l’ESPACE, comme une autre, vous pourrez également vous en servir pour votre texte si le coeur vous en dit !

espace infini infinite-paradox tumblr

LES PLUMES à thème 4 – PASSION – Les TEXTES !

LOGO PLUMES2, lylouanne tumblr comVoici les 27 participants (moi comprise^^), par ordre d’arrivée des liens : Violette Dame Mauve, Marlaguette, Carrie K., Soène, Gwen, Nunzi, Valentyne, Mind The Gap, Solange, Merquin, Olivia, Célestine, Eeguab-Modrone, Lucie38,  LaureJean-Charles, Jeanne (le retour^^), Coralie, Oncle Dan, Cériat, Lilou Soleil, Pierrot Bâton et Mon Café Lecture (à partir de midi). Patchcath et Sharon
Et Catherine, en retardataire ! Et LA PLUME ET LA PAGE, ce dimanche 03/03/21013.

Les mots imposés sont : obsession, fruit, calvaire, égarement, film, érotique, feu, intense, gouffre, fusionnel, folie, rouge, vertige, fulgurance, dément, délicatement, danser.

Et mon texte ci-dessousciel avion marie-france aced via l'internaute

UNE TRAÎNÉE BLANCHE DANS LE CIEL

C’est à la fin du jour qu’elle m’avait donné rendez-vous à la terrasse d’un café dans un village perdu. Je la regardais avancer, droite et élancée, elle traversait la place de son pas ample et lent. À contre-jour, je ne distinguais que les contours de cette silhouette fragile que je n’avais pas revue depuis quinze ans.  Comment survit-on à quinze ans d’oubli, de solitude et de néant ?

Je repensais à son visage d’alors, décliné à l’infini sur les couvertures de papier glacé des magazines du monde entier. Nous nous retrouvions sur les vols de ma compagnie aérienne . Après avoir signé des autographes, serré des mains avec un sourire imperturbable, elle me rejoignait dans la cabine de pilotage. Son regard intense couleur d’eau pâle, subtilement turquoise lui amenait des contrats mirobolants. Jusqu’au jour où…

Je sortis des brumes du passé, elle était là devant moi. Ses cheveux dansaient en boucles de feu dans l’or du soir ; elle m’embrassa, me serrant les bras comme si elle venait de trouver enfin un appui, une consolation. Le temps l’avait à peine effleurée, des petites griffures ensoleillaient son beau visage mais je ne retrouvai pas la fougue, l’élan qui donnaient à ses gestes une allure délicatement fantasque.

Un silence préoccupé s’installa un court instant, nous nous observions, intimidés  et malgré nous distancés par le gouffre de ces quinze dernières années. Je me sentis dément à rester là sans rien dire, le coeur fourbu par l’obsession que j’avais d’elle. Cette folie qui me renversait chaque fois que son souvenir emplissait l’espace. J’étais à terre depuis sa disparition. Avait-elle tourné ce film érotique que personne n’avait jamais vu ? Moment d’égarement ou salissure volontaire de jaloux ? Elle n’avait pas supporté la tache et la calomnie.

Par-dessus la table, ses yeux me suppliaient de commencer. Elle commanda deux boissons chaudes sans me demander mon avis en jetant un regard furtif aux deux hommes en noir qui venaient de s’accouder au zinc.

Elle finit par me dire d’une voix légèrement fêlée qu’elle n’avait revu personne depuis…vraiment personne. Ses mots vinrent mourir au bord du fruit ourlé de ses lèvres et une fulgurance douloureuse raviva enfin les battements de mon coeur arrêté. En un instant, nous retrouvâmes notre complicité fusionnelle, nos mains mêlées qui jouaient avec les mots que nous ne disions pas. Je sentis le délicieux vertige qui m’attirait vers son visage, comme un aimant, je ne voulais pas que cela s’arrête. L’abîme avec elle ressemblait à l’éternité. Et je voulais tomber dans ses bras, la garder contre moi, que jamais plus ne reviennent ces années perdues.

Soudain, je la sentis mollir, les hommes au bar sortirent, écrasant leurs mégots à même le sol. Une tache rouge s’élargissait sur la corolle blanche de son chemisier ; elle eut juste le temps de me dire : »Sauve-toi, ce n’était pas une bonne idée ».

Je n’ai pas pu me sauver ni la sauver. Et lui survivre est mon chemin de croix, un calvaire solitaire croisé chaque matin sur le bord des routes où je jette en passant un bouquet de fleurs des champs. Je gueule parfois mais ne me revient en écho que l’implacable silence des tombes.

Je suis un vieil homme aujourd’hui. Les avions décollent sans moi depuis longtemps mais j’aime à croire, quand passe un sillon blanc dans le ciel que c’est elle qui file ainsi au vent du temps, étoile perdue au firmament,  son immense regard d’opale éclairant mon crépuscule que je contemple avec les yeux rougis de l’automne…

Fragments de citations avec Fitzgerald et Jacques Tournier

Fitzzzz haiiashley tumblrDepuis que j’ai trouvé cette photo sur un Tumblr, ma « Fitzéite » aigüe m’a repris et j’ai ressorti ce livre magnifique qu’est Fragments de Paradis, une petite chose de 1400 pages incluant Tendre est la nuit et des nouvelles inédites. Mais la Préface de Jacques Tournier, ami de la famille Fitzgerald et son plus fidèle traducteur, fourmille d’informations. Comme je ne pourrais pas vous chroniquer ce livre en un seul billet, je vous laisse un extrait de la préface, un extrait qui nous parle de l’homme Fitzgerald.

fragments de paradis-omnibus

« Fragments de quel Paradis ?
Lorsque Zelda voulut offrir à sa première petite-fille une image de ce grand-père  qu’elle n’avait pas connu, elle découpa dans du papier une silhouette en complet-veston avec deux grandes ailes qui s’élargissaient dans le dos, et elle dit :
– Il semblait avoir entre les épaules une sorte de crochet céleste qui le maintenait au-dessus du sol, en état de lévitation enchantée, comme s’il savourait en secret le pouvoir qu’il avait de voler et ne consentait à marcher que pour céder aux convenances.
Et Scottie ajouta :
– C’était un temps où les guerres paraissaient lointaines et les lunes inaccessibles.

Il se voulait venu d’ailleurs. Quelques mois avant sa naissance, ses deux soeurs étaient mortes par accident. Sa mère l’avait accouché dans les larmes. Longtemps, au cours de son enfance, il avait refusé cette filiation. (…)
– C’est là dit-il que j’ai enterré mon premier amour d’enfant, l’amour de moi-même. Je ne voulais pas croire que je mourrais comme les autres, et je m’étais persuadé que je n’étais pas le fils de mes parents mais d’un Roi tout-puissant qui régnait sur le monde.

Il appartenait à un paradis d’imagination, qui s’est matérialisé sous ses yeux lorsqu’il a rencontré Zelda. Il ne s’y trouvait ni serpent ni arbre de la connaissance. La pomme de la tentation, c’était Zelda elle-même, et la première fois qu’il y a mordu, en l’embrassant, il a su qu’il abandonnait à jamais ce paradis imaginaire pour celui qu’offre la Terre, qui n’est pas son « envers », mais cet autre côté vers lequel on bascule lorsque l’Ange à l’épée en interdit l’entrée. A vingt ans déjà, dès son premier roman, il savait que l’écriture seule pourrait le lui rendre et qu’il chercherait tout au long de sa vie, à travers les mots, la mémoire et l’oubli, le temps présent et la distance, à reconnaître dans l’air qui l’entoure celui qu’il avait respiré autrefois et, comme l’écrit Proust :  » qui ne pourrait lui donner cette sensation profonde de renouvellement que s’il avait été déjà respiré. »

Jacques Tournier.

Une participation à mon Challenge Fitzgerald & contemporains (que je mets à jour demain, ceci dit !!! Vous voilà prévenus ! :))…fitzey-logo natacha-best-one

La citation du jeudi, c’est une idée de Chiffonnette.

LE SANG DES PIERRES de Johan Theorin

sang des pierresVoici un polar suédois d’un auteur que je découvre et qui malgré ses 521 pages, fut dévoré en un week-end. Il faut dire que l’intrigue psychologique prédomine et est d’une efficacité redoutable. Les pages se sont tournées d’elles-mêmes. Et je ne suis pas une accro du genre…

L’action débute pendant la nuit de Walpurgis sur l’île d’Öland, en Suède, un homme est recouvert d’essence dans la carrière de pierres de l’île, il entend le craquement d’une allumette et des noms défilent dans sa tête. Cette nuit-là  célèbre le retour du printemps, alors, qui distinguera un feu criminel d’un feu de joie ? Lire la suite

LES PLUMES à thème 4 – Résultats de la collecte pour PASSION !

LOGO PLUMES2, lylouanne tumblr comEt voici les 17 mots que vous aurez à placer dans votre texte pour SAMEDI MATIN !!! Y sont inclus mes trois mots en D, pour compléter la liste…

Je rappelle que le mot Passion est le thème de départ qui a suscité un mot en vous mais que votre texte peut porter sur un tout autre sujet !

obsession – fruit – calvaire – égarement – film – érotique – feu – intense – gouffre – fusionnel – folie – rouge – vertige – fulgurance – danser – délicieux – dément (dans le sens de fou, aliéné).

Merci de me laisser le lien vers votre texte avant vendredi soir 20 heures, soit en commentaires sous ce billet, soit pas mail. J’ajouterai les retardataires samedi soir seulement, donc ne soyez pas en retard !!! 🙂 A vos plumes et passez une bonne semaine !

Pendant ce temps-là, Soène est demandée par la Surveillante Générale de l’établissement, qui l’attend de pied ferme ! Et EN SILENCE !!!

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LES PLUMES – Collecte de mots – thème n° 4

LOGO PLUMES2, lylouanne tumblr comBonjour ! Les vacances sont de retour, ça vous dit de refaire deux petits tours de Plumes et de piste ? 🙂

Aujourd’hui, je vais vous demander ce que vous inspire le mot PASSION. Elle n’est pas seulement « amoureuse » et déclenche toutes sortes de réactions. Vous avez jusqu’à 20 heures pour me laisser un mot. Je ferai un billet récapitulatif après 20 heures et vous aurez jusqu’au samedi matin pour publier votre texte. A ce sujet, il serait gentil de votre part, dans la mesure du possible que vous publiiez votre texte le samedi, que ce soit la surprise pour tout le monde. Comme nous le faisions au début de cet atelier. Je peux comprendre un ou deux empêchements de temps en temps mais pas systématiquement… Merci de votre compréhension ! 😉

Pour les nouveaux, pour les curieux…ICI, vous trouverez le règlement.

Bon lundi à tous et bonnes vacances à ceux qui en prennent ! L’image du lundi, ce beau cheval au galop ! C’est ainsi que j’imagine les chevaux… Pour toi Valentyne !

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L’AMOUR selon Gwen !

roses vagabondes tersessenta tumblrEn ce dimanche post Saint-Valentin (et vous connaissez mon goût pour cette fête), Gwen nous demandait de lui parler d’amour sans nuances de gris mais plutôt avec des couleurs franches telles que le Cyan, le jaune, le rouge… Et en écrivant à la suite de l’incipit (entre guillemets), qu’elle avait laissé :

« Un amant silencieux était pour elle une bénédiction. Celui qui se tait n’attend rien de vous. Les peaux suffisent amplement au dialogue. Quelques baisers, la cigarette qu’on échange, un sourire après l’amour, et la présence du jardin si proche… » Déjà Elsa se reprenait, dans le silence qui se vautre après le feu d’artifices du plaisir partagé. Calée dans ses oreillers, elle tirait sur sa cigarette, consternée par les ronflements bruyants de sa dernière conquête. Les yeux au ciel, perdue dans la contemplation des volutes bleus de la fumée qui dansaient dans un rai de lumière de la chambre, elle hésitait : siffloter ou le pousser à bas du lit ? Et retrouver ainsi toute la place avec le doux ronron de Mystik, son chat bien-nommé. Chasser l’intrus malotru. Elle se rappelait la soirée de la veille, ils avaient trop bu, s’étaient retrouvés nus avant le dessert qui fondait lamentablement dans les assiettes oubliées. Cat Stevens avait bercé leur repas, puis leurs ébats. Cette économie de mots, leurs simples regards appuyés sur une connivence intime l’avait décidée à faire tomber ses inhibitions habituelles. A présent, elle n’était pas sûre de vouloir recommencer l’expérience… Cette masse bruyante  à ses côtés emplissait l’espace et ressemblait  à l’ennui des vieux couples aux yeux cernés de routine et d’indifférence.

Les oiseaux pépiaient tendrement dans le jardin. Prise d’un élan irrépressible, elle vola jusqu’à l’herbe douce qui lui chatouilla la plante de ses pieds nus. Les parfums des roses de mai, enivrants, lui rappelèrent d’autres matins, un autre regard dont le vert se fondait dans celui des feuilles inondées de lumière. Elle tendit ses bras dans le vide, pour rejoindre le temps qui était resté derrière, ce temps de l’amour adolescent qui jamais ne revient dans les jardins d’hiver ; ce temps qui promet que rien ne doit finir et qui sans pitié, reprend.

Elle sourit au pêcher en fleurs, le printemps courait sous sa peau mais il fallait bien se convaincre qu’il avait déserté son coeur. C’est à l’ombre tamisée de sa mémoire que se rejouaient les musiques inoubliables, teintées de regrets et qui seules laissent à l’âme, le sentiment d’avoir vécu. Les amants de passage ne faisaient qu’assombrir la couche où jadis  les rayons du soleil se mêlaient aux plis heureux des draps. Les amants de passage, silencieux et beaux ont tous le visage de celui qui aurait dû rester. Il ne sert à rien de les retenir. Les larmes viennent après, dans le parfum douceâtre que la mémoire exhale au plus fort de nos joies dans un ultime baiser glacé…

Elle  rentra et claqua bruyamment la porte…

jarin GWEN pépinières du Point du Jour - Verdelot© Pépinière du Point du jour – Verdelot

SUMMERTIME pour mon dimanche !

En ce dimanche joyeux et ensoleillé, presque printanier… une chanson en relation avec ma lecture du moment !harmoniques

J’ai reçu le livre que j’avais chois lors du dernier Masse Critique de Babélio, à savoir Les Harmoniques de Marcus Malte, un auteur que j’aime beaucoup et comme il est également musicien et fan de jazz, il nous met une play-list en avant-propos…  J’adore Janis Joplin qui fait partie de cette liste avec le titre Summertime ! Il y en a d’autres, mais n’étant pas trop calée en jazz, j’ai choisi celui-ci…

Le clip est « peace and love » à souhait, je vous souhaite un bon dimanche !

Une asphodèle chez le marabout !

curieuses ana-rosa tumblrOu l’art d’avoir tout essayé ! A bout de souffle depuis janvier , après avoir consulté quatre fois deux ophtalmologistes différents, et après avoir épuisé la pharmacopée existante sur le marché, me voilà décidée à « essayer » le guérisseur du village qui paraît-il « soigne tout » ! A défaut de pouvoir m’offrir des vacances sur une goélette XIXème dans une rade ensoleillée… Je précise que le presbytère dudit village a fermé cet été, les exorcismes se pratiquent donc…ailleurs !

Il n’est pas remboursé par la Sécu mais on laisse ce que « l’on veut » ; Je me rassure en me disant que je n’ai pas affaire à un individu louche, son nom  m’est  venu aux oreilles, je ne mets pas les pieds dans l’antre du diable. J’avais rendez-vous lundi dernier à 16 heures.

Il m’accueille chaleureusement, m’observe du coin de l’oeil (moi aussi) et me fait entrer, non pas dans un salon douillet mais… au fond de son garage, en sous-sol où il s’est aménagé un « bureau » aveugle qui m’oppresse immédiatement : quand je ne vois pas de fenêtre je panique. Il me fait asseoir sur une chaise au milieu de la pièce et me prie, gentiment mais fermement de dé-croi-ser les jambes, pour ne pas empêcher les énergies de circuler. C’est un réflexe mais chaque fois que je vais recroiser les jambes pendant la séance, il me donnera un petit coup de pied dans le mollet (oui oui, comme aux chiens pas sages). Il est assis face à moi sur un tabouret et pendant que son pendule tourne à tout berzingue (un peu aidé par sa main qui tremblote), il commence à débiter la liste de mes maux, à savoir le premier : « Tu es envoûtée » !!!! Waouh ! Je me retiens d’éclater de rire et je lui dis que je ne crois PAS à la sorcellerie et autres con*** de ce genre. Il continue à me scanner et, à l’écouter je suis pratiquement en état de mort clinique ! Je retiens mon fou-rire et le laisse continuer. Je me sens coincée.

Les choses sérieuses commencent : il se lève et s’agite autour de moi comme un hélicoptère patrouillant une zone de combat. Il murmure des borborygmes dans sa barbe ponctués de grands signes de croix (diable, c’est si grave ?), implorant je ne sais quels dieux de chasser LE MAL de mon corps martyrisé ! Baissant les yeux pour qu’il ne voie pas mon fou-rire retenu,  j’avoue qu’à ce stade, j’ai fait mine de me lever pour prendre congé et rire un bon coup mais tss tsss !, CE N’EST PAS FINI, IL FAUT CE QUI FAUT (sic). C’est bon, je ne suis pas sourde ! Le haussement de voix me fait me rasseoir. Je suis une fleur coupée, j’ai besoin d’eau (sic bis) ! Plus précisement, il entreprend de me « recharger » le plexus solaire ( pourquoi ai-je l’impression d’être une batterie morte ?) complètement « à plat »…et… comme par hasard sa main droite vient se caler sous mon sein gauche (hé ho c’est l’oeil qui est malade). Je toussote et je lui explique que, dans mon souvenir, le plexus solaire se trouve ENTRE LES SEINS. Il soupire, remet sa main au bon endroit et continue de souffler comme un cheval en bout de course. Il décide de me masser le dos qui ne lui semble pas très « droit » (tu m’étonnes ! Imaginez un double S). Le problème est qu’il m’astique (style avec la raclette sur son pare-brise gelé un matin d’hiver). Ho ho ! Je calme sa joie, faudrait pas qu’il me re-casse quelque chose. Bien. Il arrive à la tête, me fait des tours de passe-passe devant l’oeil, dignes d’une danseuse indienne et, rebelote, il se met à m’astiquer le cuir chevelu ! Woo Woo, doucement je lui dis… Il ajoute qu’il n’a pas qu’un seul tour dans sa manche (clin d’oeil appuyé) et me demande si je me sens mieux ? Gloups ! J’essaie de me relever sans tanguer, je sens bien que j’ai la queue de cheval de travers et la frange dans tous les sens mais je fais face, digne, oui tout va bien !! Sourire, je vais rentrer, hein, allez, on va en rester là tous les deux…

Mais que nenni ! Mon marabout est un homme prévenant, il se propose de me raccompagner devant ma porte ! Ce doit être ça cette histoire de chevalier des temps modernes ! Sauf que ça n’a pas marché et je ne complèterai pas cette séance par une autre comme il me l’a suggéré !!! Ciao Marabouto ! Que vais-je devenir ?

P.S. : cherche ophtalmologue compétent, si  vous en connaissez un, laissez-moi ses coordonnées ! Merci !

plumedesmotsunehistoire2J’en ai profité pour participer à « Des Mots, une Histoire » N° 92″ d’Olivia. Les mots imposés étaient : pendant, oreilles, congé, salon, baissant, coupés, presbytère, compléter, goélette, fleur, précisément, implorer, manche, sourds, individu, patrouiller, comme, devenir.

J’suis snob, je ne fête pas la Saint-Val !

gif bébé space google imagesAouche ! Vous avez bien entendu ! Mettre autant d’obstination à ne pas fêter la Saint-Valentin serait une forme de snobisme ! Bon eh bien laissons dire les apprentis psys en tous genres qui ont des théories et des réponses à TOUT ! Personnellement, je ne vois pas ce qu’il y a de mal à ne pas engraisser un commerce qui se fiche de nous ce jour là en triplant les prix mais… s’il y a des pigeons qui en redemandent, qu’on me laisse à mon snobisme et pis c’est tout !!! D’ailleurs, Valentyne (la bien nommée) (ça ne s’invente pas en ce jour particulier), l’autre jour, avait retrouvé les paroles de cette chanson de Boris Vian qui me poursuit depuis la Terminale puisque j’en avais fait un spectacle de fin d’année avec une copine, on avait bien rigolé, surtout que je chante comme une poule quand elle n’arrive pas à pondre ! Vous n’avez jamais entendu une poule qui souffre ? C’est dur…pour les oreilles ! Bref, j’adore cette chanson pleine d’humour et de dérision, prenons-en de la graine… au lieu de dire des bêtises !

!

LA MORT DU ROI TSONGOR de Laurent Gaudé

la mort du roi tsongorEncore un Gaudé me direz-vous ! Quand on aime,…je vous répondrais ! Même si j’ai moins apprécié que Le soleil des Scorta et trouvé beaucoup trop d’analogies avec « Pour seul cortège« , je suis définitivement conquise par la plume de cet auteur et sa capacité à me faire décoller… Absence d’objectivité inside mais j’assume !

Massaba. Une capitale imaginaire au fond d’une Afrique ancestrale, morcelée en clans ennemis. En vingt ans, et à cheval, le roi Tsongor a fédéré ces clans, en devenant le maître de cet immense royaume. Demain il marie sa fille unique et ce doit être le plus beau jour de sa vie, le plus beau jour de la paix retrouvée. Le prétendant, Kouamé est beau, riche et Samilia qui ne l’a pas encore rencontré, l’aime à travers ce que son père lui en a dit. Soudain, à la porte du palais jaillit Sango Kerim, un orphelin jadis recueilli par Tsongor, qui a grandi avec les fils et la fille de ce dernier et demande à Samilia de ne pas oublier la promesse qu’ils se sont jurée quelques années plus tôt. Mais il y a aussi Katobolonga, l’ombre du roi Tsongor, le seul à avoir le droit de porter son tabouret d’or, le seul à avoir droit de vie et de mort sur lui, au nom d’un pacte ancien taché de sang, que rien ne peut défaire. Et Tsongor doit et va mourir, laissant des choix impossibles à ses enfants, à Massaba, à l’Afrique qui va basculer dans une guerre impitoyable. Katobolonga est la conscience de Tsongor, celle avec laquelle il s’est arrangé au fil du temps mais qui l’a rattrapé, comme un couperet, au pire moment de sa vie : « Et lorsqu’il referma les yeux du roi en passant doucement la main dessus, c’est une époque entière qu’il referma. » (p. 49).

Seul Souba, le fils cadet s’éloigne avant le carnage, car Tsongor lui a demandé de faire ériger sept tombeaux dans le royaume, pour qu’au moment où le roi défunt (mais dont l’esprit flotte sur le palais) pourra passer, l’âme en paix de l’autre côté… Sept tombeaux comme sept visages de ce qu’a été Tsongor.

Samilia, plutôt que de refuser les deux prétendants et ainsi donner une chance de paix au royaume va précipiter la guerre et le regretter. « Elle ne savait pas pourquoi elle s’était tue. Pourquoi ses frères aussi n’avaient-ils rien dit ? (…) La guerre était à ses pieds et portait son nom (…) Elle s’insulta de n’avoir rien fait contre cela. » (p. 80-81).

Dans la langue imagée et envoûtante qu’on lui connaît, Laurent Gaudé, porte ici les mécanismes de la tragédie grecque, à son paroxysme. Il nous donne le baiser de la mort en faisant souffler amèrement celui de l’amour qui ne pourra éclore sur les charniers. Il pointe la faiblesse des hommes, la tyrannie des rois (un maître absolu a souvent du sang sur les mains). Non seulement les défaites et les victoires réunies charrient des remugles qui empuantissent les drapeaux des causes perdues mais cette guerre transpire la honte, celle des gloires qui sont nées aussi dans le sang. La mort du Roi Tsongor est le point de départ pour soulever une réflexion sur la vanité des hommes et a fortiori sur celles des guerres où l’on ne sait plus pourquoi on tue,  pour qui on meurt. Quand la lâcheté et l’orgueil se rejoignent…

« Et chaque victoire, même, aurait un goût profond de blessure car elle serait obtenue sur des hommes et sur une ville qu’il aimait. » (p133).

EDIT DU 13.02.2013 : pour ceux qui prétendent (souvent sans savoir) que Laurent Gaudé n’est pas accessible, je vous encourage à aller voir ce billet de Liliba, qui l’a approché de près et les trois vidéos données pour Libfly à Lille ! C’est PAR ICI !

laurent gaudé2Avec ce livre, Laurent Gaudé, a obtenu Le Prix Goncourt des Lycéens en 2002 et Le Prix des libraires en 2003, avant de rafler le Prix Goncourt en 2004 avec le Soleil des Scorta.

Ma première participation au Challenge royal de Liliba, à celui de Lauchallenge royal de lilibare « À tous Prix » et à celui d’Arieste « Les lieux imaginaires« .

logo lieux imaginaires ariestelogo challenge à tous prix

Price Minister nous offre des bulles !

Pas des bulles de champagne ! Comme pour les Matchs de la Rentrée Littéraire, Price Minister renouvelle son opération mais avec les bandes dessinées présentées au Festival d’Angoulême ! Je suis la filleule de Syl., vous pouvez lire la procédure en suivant le lien ci-dessous :

http://www.priceminister.com/blog/priceminister-fete-la-bd-6941

logo BD chez PMJ’ai choisi Quai d’Orsay, ce qui va me faire renouer un peu avec la BD… Si vous aimez la sélection proposée alors n’hésitez pas, vous devrez une critique en l’échange de la BD.

Des titres, des livres, un TAG et moi !

En passant

TAG WENS, ouiiin !Merci à Laure et à Philisine pour ce joli TAG,  qu’il me semble déjà avoir fait mais c’était il y a si longtemps que cela ne pose pas de problèmes ! Amazing ! J’y réponds avec des titres lus et chroniqués,tant qu’à faire !

Décris-toi : La taille d’un ange de Patrick Juiff (j’ai l’impression de rétrécir avec le teemps…)

Comment te sens-tu ?  L’Intranquille de Gérard Garouste avec Judith Perrignon. Toujours un peu ? Non ?

Décris où tu vis actuellement : Les mystères de Pompéi de Cristina Rodriguez (la maison a besoin d’un ravalement)…

Si tu pouvais aller n’importe où, où irais-tu ?  Au-delà de cette limite, votre ticket n’est plus valable de Romain Gary (je ne peux pas aller où je veux en ce moment).

Ton moyen de transport préféré ?  Cargo-Vie de Pascal de Duve (j’ai toujours aimé les bateaux)…

Toi et tes amies vous êtes ?  Les trois lumières de Claire Keegan (mes amies sont lumineuses)…

Comment est le temps ?  Le petit assassin de Ray Bradbury, sinon, la météo comme souvent : Les merveilleux nuages de Françoise Sagan…

Ton moment préféré de la journée ?  Oh ! Boy  de Marie-Aude Murail, quand je me réveille en retard et que j’ai loupé le moment préféré de la journée.

Qu’est la vie pour toi ?  La belle amour humaine de Lyonel Trouillot et ce n’est pas facile tous les jours !

Quel est le meilleur conseil que tu as à donner ?  Rien de Grave de Justine Lévy, on se remet de tout.

Ta peur ?  Danser au bord des abîmes de Bettina, j’ai le vertige ! Ou Le chat qui lisait à l’envers (j’aurais peur de perdre la boule !)

Ta pensée du jour ?  Nos cheveux blanchiront avec nos yeux de Thomas Vinau. Faire durer dans ce monde périssable est une sacrée gageure !

Comment aimerais-tu mourir ? dans la Soie d’Alessandro Baricco, tant qu’à faire… et le plus tard possible !

La condition actuelle de ton âme ? Et rester Vivant de Jean-Philippe Blondel, justement !

J’ai vu hier qu’il avait déjà beaucoup circulé , que celles et ceux qui ont envie (et que j’oublierais) se servent, sinon je demande : Syl, Sharon et Nunzi (ou l’une, ou l’autre), Soène (mouhaha), Pierrot Bâton, Jean-Charles, Mind The Gap (qui ne les fait jamais mais je persiste), Eeguab-Modrone, ClaudiaLucia, Aifelle, LiliGalipette, Lystig, Alex mot-à-mots, Natiora, Adalana, Delphine, Cériat et je suis sûre d’en oublier …

La citation du jeudi avec Philippe Claudel

livre passage témoin hampshire tumblrJe suis en train de lire Le Café de l’Excelsior de Philippe Claudel, je pense le finir aujourd’hui tant il est court et  j’aime beaucoup la plume de cet auteur… Ici, à propos de la correspondance échangée avec son grand-père :

« Ce sont les plus belles lettres qu’il m’ait été donné de lire. Je ne veux rien en dire sinon qu’elles ont la beauté de l’essentiel et des petits riens, et qu’elles composent, dans leur tissu sincère, le livre d’un vieil homme et d’un enfant qui n’est plus.
Et c’est ce livre-là que j’emporterais, de préférence à tout autre, sur l’improbable île déserte. « 

La citation du jeudi, c’est une idée de Chiffonnette !

Bilan de janvier , chanson et résultats du concours ! !

Camondo-rmnJe n’ai pas fait de bilan depuis…je n’ose même pas le dire, aussi ai-je décidé de m’y tenir cette année, elle commence juste, c’est encore normal de suivre ses bonnes résolutions ! Ce n’est pas un grand cru, j’ai fait mieux, mais compte-tenu des circonstances, je ne suis pas mécontente et dans l’ensemble, j’ai aimé mes lectures, quoi d’autre de plus essentiel ? Lire la suite

Quinze jours dans l’imaginaire et un TAG !

logo quinzaine imaginaire ariestePour couper le sifflet aux sirènes énamourées et rose guimauve de la Saint-Valentin, Aymeline-Arieste nous propose de nous plonger pendant quinze jours (jusqu’au 14.02) dans des lectures issues de la littérature imaginaire : science-fiction, Fantasy, merveilleux tout sera bon pour nous enfuir loin des vitrines dégoulinantes de bons sentiments … Elle vous explique mieux que moi en quoi cela consiste, c’est PAR ICI. Et, pour nous interroger sur l’Imaginaire, elle nous offre un tag, histoire d’évaluer où nous en sommes et voir « notre rapport à ce genre de littérature » . Je me fais un plaisir d’y répondre ! Lire la suite