LE SOLEIL DES SCORTA de Laurent Gaudé


le soleil des scorta de laurent gaudéUn petit rappel des circonstances de lecture : livre lu en novembre dernier. En fait, après avoir été transportée par « Et pour seul cortège », je me suis ruée sur ma PAL pour en sortir celui-ci que m’avait offert Soène début octobre 2012 (une télépathie étrange). Elle savait que ce titre m’obsédait alors que je ne connaissais rien de son auteur. Pour tout vous dire, je suis encore envoûtée, je ne sais pas si ce billet sera objectif, malgré le temps et d’autres livres qui sont passés… C’est un coup de foudre littéraire (d’ailleurs j’ai lu trois « Gaudé » en un mois et demi (Tonino, tu es détrôné, passe ton chemin !). Vous devez connaître ce sentiment, quand on commence un livre un dimanche matin, qu’on reste en pyjama, impossible de s’arrêter, on saute un repas, on plante là toutes « affaires urgentes » (et qui ne l’étaient donc pas), et perdre le sens de la réalité, s’immerger dans le livre et oublier l’heure, tout oublier…sous le Soleil brûlant des Scorta !

Et pourtant le début du livre m’a laissée perplexe, quand Luciano Mascalzone (un nom de pizza ?) arrive sur son âne, à l’heure de la sieste, étouffante de chaleur, l’heure de la « mort » dans ce petit village des Pouilles qu’est Montepuccio. Nous sommes en 1875, il vient de purger quinze ans de prison avec pour seule obsession, celle de posséder une femme, Philomena Biscotti (nom de biscotte ?). Cette scène d’introduction, bien que magnifiquement écrite m’a rappelé un western spaghetti de Sergio Leone, ne manquait que la musique d’Il était une fois dans l’Ouest !

Trêve de plaisanterie, Luciano, maudit par le village sait qu’il signe son arrêt de mort en violant celle qu’il pense être Philoména et qui est la jeune soeur de la défunte, Immacolata, vieille fille vierge. De cette « erreur » naîtra un orphelin, Rocco puisque Immacolota ne survivra pas à l’accouchement. Fruit de la honte et du péché, Rocco, recueilli et protégé par le curé du village , puis par une famille de pêcheurs du village voisin (et ennemi) , survivra la haine au ventre. Brigand, violeur, tous les moyens sont bons pour devenir riche et ainsi en remontrer aux montepucciens qui le méprisent. Il épousera une muette, sans nom qui lui donnera trois enfants : Carmela, Domenico et Giuseppe.  C’est avec eux que le nom de Mascalzone va tomber aux oubliettes, ils ne garderont que Scorta (inventé par Rocco) et redevenus pauvres comme Job après que Rocco les ait déshérités à sa mort, ils vont s’élever à la force de la sueur, (et on transpire beaucoup dans ce livre), du travail pour gagner la respectabilité qu’ils n’ont jamais eue. Pour faire oublier les paroles terribles de Rocco : « Je descends dans la tombe, la liste de mes crimes est une longue traîne qui glisse sur mes pas. Je suis Rocco Scorta Mascalzone. Vous attendez que je me mette à genoux et que je prie pour ma rédemption. (…) Je crache par terre. La miséricorde de Dieu est une eau facile dans laquelle les lâches se lavent le visage. (…) Car si vous crachez sur mes crimes, vous ne pouvez réprimer en vous le vieux respect puant de l’homme pour l’or. (…) Et je ne laisse rien, je disparais avec mes couteaux et mes rires de violeur. » (Pages 52-53). Malgré cela, malgré le fait de ne rien laisser à ses enfants, Rocco qui lègue sa fortune à l’église exige que chaque Scorta jusqu’à la fin des temps soit enterré comme un prince…

Le tempo du roman est à deux voix puisque Carmela, en parallèle de la chronologie de l’histoire, raconte sa vérité, la vérité des Scorta, mais aussi leurs secrets. Carmela va fédérer ses frères en ouvrant dans les années 1930, le premier tabac de Montepuccio, chacun donnera de sa personne. A leur famille, à l’union sacrée qu’ils se sont jurée est venu s’ajouter Raffaele, un ami d’enfance qui prendra le nom des Scorta, renonçant  en le faisant à épouser Carmela qu’il a toujours aimée. Raffaele est un pilier de tendresse dans le monde âpre des Scorta. Et c’est en enterrant la Muette, leur mère qu’ils décident de ne jamais se séparer : « Nous n’avons pas de parents, nous sommes les Scorta. Tous les quatre. Nous en avons décidé ainsi. C’est ce nom qui nous tiendra chaud désormais. Que la Muette nous pardonne, c’est aujourd’hui que nous naissons vraiment.  » (p.77).

S’ensuivent donc des pages merveilleuses où chacun travaille, brigande, se marie, meurt sous le ciel  de Montepuccio, au fil des ans. Même mariée, Carmela a conservé le nom de Scorta. Elle vieillit en continuant d’écrire au curé, avant que l’oubli ne recouvre sa mémoire d’un voile opaque que personne ne pourra traverser. Car ils se sont aussi promis les quatre Scorta de transmettre un souvenir, un savoir, un secret à l’un de leur descendant (enfant, neveu). Partis du néant, il veulent transmettre, donner et mériter ce qu’ils ont. La scène du repas où ils sont tous réunis sur le « trabucco » retapé par Raffaele, face à la mer est sidérante de beauté et déjà empreinte de nostalgie car on se demande si de tels moments reviennent aussi intensément : « On mange dans le Sud avec une sorte de frénésie et d’avidité goinfre. Tant qu’on peut. Comme si le pire était à venir. Comme si c’était la dernière fois qu’on mangeait. Il faut manger tant que la nourriture est là. C’est une sorte d’instinct panique. (…) Il faut manger avec joie et exagération.  » P. 129. Car après, hélas le vent peut tourner et les vieilles malédictions refaire surface… Mais je ne vous en dis pas plus, j’en ai déjà dit beaucoup !

Cette fresque familiale dans l’Italie du Sud retrace aussi l’évolution apportée par le temps, mais même si quelques touristes se hasardent aujourd’hui à Montepuccio, l’or de cette région restera toujours la sueur des hommes qui transpirent pour récolter la principale richesse, l’huile d’olive, qui coule dans leurs veines autant que le soleil qui les fait mûrir :  » Lorsque le soleil règne dans le ciel, à faire claquer les pierres, il n’y a rien à faire. Nous l’aimons trop cette terre. (…) Nous sommes nés du soleil Elia. Sa chaleur nous l’avons en nous. (…) Et nous ne cessons de le manger, de le croquer à pleines dents. Il est là dans les fruits que nous mangeons. Les pêches. Les olives. Les oranges. C’est son parfum. Avec l’huile que nous buvons, il coule dans nos gorges. Il est en nous. Nous sommes les mangeurs de soleil. »Page 150.

De multiples avis sur BABELIO

Un coup de coeur !gif coeur perles couleurs

laurent gaudéLaurent Gaudé,  né le 6 juillet 1972 (qu’il est jeune !), a obtenu le Prix Goncourt pour cet ouvrage en 2004. Pour en savoir plus sur cet écrivain merveilleux, c’est ICI.

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76 réflexions au sujet de « LE SOLEIL DES SCORTA de Laurent Gaudé »

    • Adalana, j’ai lu La mort du roi Tsongor dans la foulée, peut-être mieux maîtrisé pour le style mais celui-ci reste mon préféré, je visualise encore nettement certaines scènes ! Je vais mieux, plus de coquille mais en traitement jusqu’à la fin du mois ! J’ai pensé à toi, l’ophtalmo me laisse le collyre-gel quatre fois par jour !!! 😀 Bises

    • Eeguab, celui-ci reste mon chouchou (l’Italie peut-être ?), même si j’ai beaucoup aimé La Mort du Roi Tsongor (j’en parle bientôt) et j’ai Cris qui m’attend ! Bises 🙂

  1. Je me retrouve dans le commentaire précédent. Mais c’est tout de même dans le classement de tête des Gaudé. J’avais aussi beaucoup aimé La porte des enfers.

    • Delphine, moi j’y pense encore ! Tout dépend des circonstances ou de ce qu’on a lu après ! Mais comme je le dis, je suis une inconditionnelle donc moins objective ? Twitter, la classe !!! 😀

    • George, oui il est jeune et je n’ai pas viré cougar mais bon, 72 est un bon cru !!! Toi qui as un lien aussi avec l’Italie, ce livre devrait te parler très fort !!!

  2. Quel chouette billet ! Ça donne envie ! Comme toi, j’aime beaucoup tout ce que j’ai lu de Gaudé jusqu’ici, y compris son dernier ouvrage, je lirai donc sans aucun doute celui-ci !
    Merci pour la découverte 🙂

    • Ha ! Pyrausta, je ne sais pas quoi te dire mais si tu aimes les sagas familiales âpres comme la région des Pouilles en Italie, si tu veux cramer au soleil le temps d’un dimanche (ou d’un lundi), jette-toi dessus !!! 😀

    • Je l’ai noté mais on m’a offert Cris dernièrement, je vais tous les commander de toute façon, je me connais !!! 😉 Petit à petit quand même car j’en ai pas mal d’autres qui attendent, hélaaas !!! 😉

  3. Coucou Asphodèle
    Je le note 😉 J’ai beaucoup aimé ta chronique (surtout les parenthèses sur nom de pizza et nom de biscottes 😉
    Contente que tu sorte de ta coquille 😉
    Bises

    • Val, oui j’émerge deux heures par jour environ (pas plus jusqu’à fin janvier) et ça me fait un bien fou ! Ces noms rigolos ne figurent qu’au début mais ce livre mérite d’^tre lu ! J’espère qu’il te plaira quand tu te décideras! Bises 😀

    • Sharon, il y a un début à tout ! Et je conseillerais (pour ma part) de commencer par celui-ci ou La mort du Roi Tsongor que j’ai adoré également mais j’aime tellement sa plume que je ne suis plus objective ! 😆

  4. Rholala mais tu veux ma mort ou quoi ? 😆 un coup de foudre littéraire rien que ça ? et dire que je n’ai encore aucun Gaudé dans ma PAL, juste dans ma wishlist… glups grup bruk (pour dire que va falloir que je résiste j’a beaucoup acheté déjà 🙄 )
    des bisous à toi 😉

    • Laure, on se calme hein !!! 🙄 Tu vas te ruiner à ce rythme !!! Mais je suis sûre que la plume poétique et galopante de Gaudé te plairiat ! Je l’ai prêté à ma meilleure amie qui va ensuite le prêter à son père (d’origine calabraise) donc je ne sais pas quand je vais le revoir sinon je te l’aurais envoyé ! D’ailleurs on va faire un point pas mail, je ne sais plus ce que je devais t’envoyer en janvier !!! 😆 Ho ma tête ! Bises, je vais (enfin) déjeuner !!!!

      • ah ben tiens d’ailleurs c’était sur ce livre là que tu m’avais proposé ! 😆 je viens de retrouver nos commentaires (j’ai eu du mal d’ailleurs)

        • Hooo Laure, quel travil de titans tu as fait ! Je te le proposais déjà ? 🙄 Comme quoi quand un livre vous marque… Entre-temps ma meilleure amie d’origine calabraise a mis une option et je ne peux pas lui refuser !!! 😆 J’ai encore un billet à faire sur La Mort du Roi Tsongor, de cet auteur, et après je pourrais te l’envoyer, d’ailleurs beaucoup préfèrent Tsongor aux Scorta, va savoir ! Moi, il pourrait écrire sur n’importe quoi que je le lirais aveuglément !!! (c’est le cas de le dire en ce moment, warf !) Bises 😀

        • Ahhh ben ça va bien tomber avec La mort du Roi Tsongor car je participe à un challenge avec mot imposé et c’est ROI justement 😉 la date limite c’est le 1er Mars 😀 grosses bises 😉

          • Laure, je pense que j’aurais fait mon billet d’ici là, Jeneen ayant fermé son blog, elle ne m’a pas répondu, je pense faire mon billet pour fin janvier (je ne veux pas vous soûler avec Gaudé :lol:), je te l’enverrai dans la foulée et tu verras, il se lit très vite !!! 😀

              • Laure, rhooooo ! La Porte des Enfers me fait terriblement envie !!! Mais je résiste moi !!! Faut dire que ma BAL a été bien remplie ces derniers temps, hein si tu vois ce que je veux dire !! 🙄 Mzis je sais qu’en février la fièvre peut me reprendre d’un coup moi aussi !!! Je n’ai pas craqué depuis novembre !!! 😆

                • gnark gnark gnark moi je l’ai et pas toi !!!! 😆 oui je crois que dans notre cas, il y a toujours récidive !! 😀

                • Laure, hé ho on n’est plus à la maternelle là !!! Et puis j’ai des Bobin à découvrir, un Claudel, bref je saurai patienter…un mois !!! 😆 Pour les récidives, y’a pas que pour les livres… 😦

                • Oui je savais bien que tu allais me dire ça et c’est ce que j’attendais j’avoue 🙂 ça me fait beaucoup rire 😆
                  Arf les récidives…mince

    • Béa, les émotions ça ne se commande pas ! Certains livres qui en ont ému plus d’une me laissent aussi de marbre ! Il faut un déclic qui soit en rapport avec notre intime des fois pour que l’alchimie fonctionne ! 😉

  5. C’est à mon tour de venir piocher des idées chez toi ! J’ai repéré ce livre depuis trèèèèèèès longtemps malheureusement, il est toujours sorti à la médiathèque ! Mais je ne désespère pas en tout cas, ta critique me redonne très envie de le découvrir !

    • Je l’avais noté dès le début de mon blog en mars 2011, et une aminaute me l’a envoyé, « comme ça » alors tu penses qu’après « Et pour seul cortège », je me suis jetée dessus, puis sur La Mort du Roi Tsongor que j’ai beaucoup aimé également mais les Scorta me parlent davantage ! Et je ne vais pas en rester là !!! 😀

  6. coucou, mon premier Gaudé, adoré…mais je n’en ai rien retenu si ce n’est qu’effectivement, on avait chaud !!!!
    je note les autres Gaudé, et surtout j’essaie de te rejoindre pour le roi Tsongor…
    je n’avais pas vu que tu n’étais pas bcp là, j’ai honte…oups…
    je vais me rattraper, pas tout de suite….
    je te maile
    bizzzzz ma vendéenne

    • Haaaa ma korrigane adorée !!! Enfin ! 🙄 Je te maile mais tu ne réponds pas alors là ça ne va pas le faire du tout !!! Et pas d’excuses, en ce moment, les Fêtes sont finies, il n’y a pas encore de conseil de classes, hein !!! 😆 Je t’attends pour Tsongor, il est fini depuis un mois !!! J’ai adoré aussi, mais je crois que j’adore tout Gaudé !!! J’ai Cris dans ma PAL mais je me retiens, je vais lasser tout le monde avec ça !!! Biiises et maile moi avant que je ne t’arrache ta coiffe déjà déchirée !!! 🙄

  7. Et bien! Ton article donne très envie de lire des romans familaux italiens. J’ai dans ma PAL Retour à Montechiarro. Je vais le lire maintenant tiens! Ton billet me donne l’eau à la bouche mais j’ai plein d’autres romans qu’il faut que je lise à présent. J’ai acheté des petits trésors littéraires qu’il faut que je découvre (de plus, je n’ai plus les moyens! j’ai posté un billet pour montrer les nouvelles acquisitions, il y en a un paquet!) Bises

    • Oui Zoé, Gaudé c’est avant tout la magie des mots, la façon dont il nous raconte une histoire ! Certains le trouvent surfait ou surévalué, peut-être, moi j’adore ! 😀

    • Bonjour Bonheur du Jour ! Il n’est pas dépourvu de talent c’est le moins que l’on puisse dire ! Son oeuvre est « épique » pour l’instant, on sent l’influence du théâtre antique dans ses écrits…

    • Syl encore dans Indésirables ! Ne prends pas froid et réchauffe-toi au Soleil des Scorta, tu devrais y trouver des résonances qui te parleront ! Bises à Toi et Touloulou !!! 😀

  8. C’est fait ! Elle est accro !!! Mais de là à remiser Tonino au fond des étagères….(gros yeux !).
    Bon tu le sais, j’aime aussi Gaudé, mais comme Une Comète, j’étais un peu restée à l’écart pour celui-là. L’écriture est magnifique mais je suis incapable d’expliquer pourquoi je n’ai eu aucune empathie pour aucun des personnages. Il faudrait que je le relise…mais pour ça il me faudrait une autre vie !
    Bises ma belle ! ♥

    • So, je suis totalement accro !!! 😦 J’avoue et j’avoue même qu’il pourrait écrire n’importe quoi je lirais les yeux fermés (ça tmbe bien :lol:) Mais pour Tonino après ma déception de Homo Erectus, je suis en froid, je vais lui redonner sa chance ! Je suis pas rancunière !!! 😀 Bises ma plante vivace !!!!

      • Guilan !!! Non mais ho ! Je ne l’ai pas renié, j’ai dit qu’il était détrôné ! Si tu lisais bien les billets !!! 😆 Tu peux enlever ta coiffe, tu n’as l’air de rien comme ça , pfff ! 😀 Bises Korrigane, les fleurs de lys te saluent bien bas !:!! ^^

  9. Ma chère Isa,
    Qu’est-ce que j’ai aimé ce roman! Comme toi, j’ai eu un immense coup de foudre. Il m’est difficile d’en parler de manière détaillée puisque je l’ai lu il y a un bon moment déjà. Mais je me souviens d’une histoire de tabac, d’une grande histoire d’amour entre les générations, avec ses hauts et ses bas. Des personnages extrêmement humains, parfois durs, parfois tendres, parfois complices, parfois traitres. Après toutes ces années, il m’est restée une émotion vive de ce roman, sans ne pouvoir me rappeler exactement laquelle. Il y avait certes une profondeur dans les sentiments exprimés, ces sentiments qu’on dit à fleur de peau. Que de beaux souvenirs…
    Plein de bisous xx

    • Coucou ma Nadine,
      Je suis contente de te revoir même si je « pause » bientôt, je suis là jusqu’au 4 août… Gaudé a été une révélation avec « Pour seul cortège » rentrée littéraire 2012 il me semble et dans la foulée j’en ai enchaîné deux ou trois, dont celui-ci qui est mon préféré avec « La porte des Enfers ». Le soleil des Scorta est unique de lumière, de fraternité malgré la rudesse des personnages, tout cela porté par la superbe écriture de l’auteur… J’en ai encore dans ma PAL mais je les savoure… pas tous d’un coup !!!! Un livre que je relirai d’ici quelques années pour savourer encore ces scènes où la famille est réunie autour d’un bon repas… entre autres… Le « tabac » on va dire que c’est le début de la dynastie mais le début honnête … Avant le père était un voleur ! C’est quand les 2 frères et la soeur se retrouvent sans rien qu’ils vont ouvrir ce tabac et commencer à fructifier « avec la sueur »…Il insiste sur ces années de « sueur » dans notre vie qui sont les meilleures ! Bises Nadine !
      P.S. : je suis en train de récapituler tous les participants au jeudi-poésie depuis le début et justement je me demandais si tu participais demain, pour la dernière avant septembre ? Comme tu veux hein !!! 😆

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