Le crépuscule du manoir…

Les bras languides de l’été s’ouvraient sur Sylvia, immobiles sous la canicule implacable. Debout, toute habillée dans le bassin aux nymphéas, près de l’étang poissonneux, elle ferma les yeux avant de se laisser glisser sous l’eau. Le monde du silence qui régnait là-dessous fit s’escamper les derniers bourdonnements d’abeille qui zigzaguaient dans son esprit. Essoufflée, elle remonta à la surface. Le manoir lui apparut alors dans toute la splendeur du crépuscule, bouton d’or perché au-dessus des champs avoisinants. Elle entendait au loin les musiciens jouer d’anciennes valses sur leurs archets enflammés. Et les abeilles se remirent à bourdonner… Lire la suite

LES MOULINS DE MON COEUR et mon ru…pour… Euterpe !

Bah voilà ! Euterpe qui m’avait déjà taguée pour les « femmes de la Renaissance » remet ça pour la radio des blogueurs et nous demande de choisir une chanson pour l’été. N’étant pas trop lambada ni macarena en ce moment, je remets un bon vieux classique des familles que j’aime à entendre entre les feuilles les soirs d’été… penchée sur mon ru (j’entends la Korrigane échevelée qui rigole…)… Lire la suite

La citation du jeudi avec Wuthering Heights…

Hé oui mon exemplaire de 1947 porte le titre anglais, le traducteur de l’époque, Jacques Marcireau ayant jugé que ce dernier était devenu mondialement connu, donc il était inutile  (voire ridicule) de reprendre Les Hauts de Hurlevent. Quand on sait que pas un(e) de mes ancêtres ne parlait un mot d’anglais, ça laisse rêveur quant à l’appartenance de cette édition… ! Je tiens à préciser (c’est assez rare pour être souligné) que cette traduction est très bien. J’en suis au milieu et la tension monte, les esprits s’échauffent, la violence n’est jamais loin… Ci-contre, une photo du film de 1939 avec Laurence Olivier et Merle Oberon, un film de Samuel Goldwyn (production).

« J’étais inexplicablement oppressée rien que de le savoir à Wuthering Heights. Il me semblait que la brebis égarée était abandonnée à ses dérèglements, sans aucun frein, entre elle et le bercail, guettant le moment de se jeter sur elle… » p 115.

La citation du jeudi, sur une idée de Chiffonnette

OSCAR WILDE ET LE JEU DE LA MORT de Gyles Brandeth

Voici un livre dont j’ai été longue à trouver l’entrée (cinquante premières pages), n’y connaissant pas grand-chose en « Oscar Wilde » et pour couronner le tout, Robert Sherard, le premier biographe et ami d’Oscar est un personnage du livre et en plus c’est lui qui raconte cette histoire ! Il m’a fallu tout l’article Wikipédia sur Wilde pour distinguer le vrai du faux. Or, hormis l’enquête policière, et quelques dates et titres, tout est vrai ! Ou presque. L’esprit d’Oscar Wilde semble flotter sur la marmite de Gyles Brandeth ! C’est saisissant ! Lire la suite

LES PLUMES (DE l’ETE) DE L’ANNEE – Saison 2 – On continue ?

Et voilà ! Juillet est sur le pas de la porte, OLIVIA va laisser se reposer « Des mots, une histoire » jusqu’au 4 septembre, donc je vous demande si vous avez envie de continuer avec la formule des Plumes ? Le prochain épisode c’est lundi prochain 2 juillet pour déposer votre mot en Q. Bah oui, nous reprenons où nous avons laissé à Pâques… Il va y avoir un petit changement dans le règlement. Je préfère vous en aviser à l’avance… Lire la suite

SATISFACTION pour mon dimanche !

Allez go go go, on se bouge aujourd’hui ! Je devais un billet « musique » à Anne des Mots et des Notes, bah voilà… (ma mauvaise conscience de La Fête de la Musique m’a rattrappée !).

Satisfaction est sortie en juin 1965 aux Etats-Unis (septembre pour l’Angleterre) , elle a été ensuite incluse dans l’album Out of our heads. Le riff (sonorité) sur lequel est basé la chanson était une nouveauté à l’époque et allait révolutionner la pop, ce fut le début du succès des Stones aux Etats-Unis… La petite histoire dit qu’elle fut inspirée en une nuit à Keith Richards et Mick Jagger, content, la baptisa aussitôt Satisfaction. Les paroles qu’il écrivit ensuite sont considérées comme contestataires de la société de consommation (ça n’a guère changé mais avec les pépettes qu’il a, on ne l’entend plus contester !) . Sauf qu’il est aussi question,  (et là, émoi dans les chaumières!), de la frustation sexuelle de Mick quand il se fait rembarrer par une fille pour cause de « mauvaise période » (ça ne devait pas souvent lui arriver). De toute façon, il déclenchait l’hystérie partout où il passait…Une participation au Challenge d’Anne, des Notes et des Mots.

Et un petit montage des fleurs qui passent et trépassent dans mon jardin (pas toutes en même temps)… Bon dimanche à toutes et tous ! 🙂

LE FILS DE JEAN-JACQUES ou la Faute à Rousseau d’Isabelle Marsay

Ou comment un homme « éclairé » du Siècle des Lumières a abandonné successivement ses cinq enfants en toute mauvaise conscience ! En dédouanant cette conscience par des justifications…fallacieuses ! « Il aurait fallu, dans ma situation, les laisser élever par leur mère qui les aurait gâtés et par sa famille qui en aurait fait des monstres. Je frémis encore d’y penser. » Et nous donc ! J’ai frémi d’autant plus que Rousseau en impose avec L’Émile qui est un traité d’éducation. Après cette lecture, je vois bien en l’Émile, un fils de substitution, un fils fantasmé tout au moins… Phrase tirée des Rêveries du Promeneur Solitaire (neuvième promenade), p.25. Lire la suite

POUR ECRIRE UN SEUL VERS de Rainer Maria Rilke

Pas de citation du jeudi aujourd’hui mais ce court texte magnifique de Rainer Maria Rilke. Je vous laisse apprécier…écriture femme qui écrit main plume

Pour écrire un seul vers, il faut avoir vu beaucoup de villes, d’hommes et de choses, il faut connaître les animaux, il faut sentir comment volent les oiseaux et savoir quel mouvement font les petites fleurs en s’ouvrant le matin. Il faut pouvoir repenser à des chemins dans des régions inconnues, à des rencontres inattendues, à des départs que l’on voyait longtemps approcher, à des jours d’enfance dont le mystère ne s’est pas encore éclairci, à ses parents qu’il fallait qu’on froissât lorsqu’ils vous apportaient une joie et qu’on ne la comprenait pas ( c’était une joie faite pour un autre ), à des maladies d’enfance qui commençaient si singulièrement, par tant de profondes et graves transformations, à des jours passés dans des chambres calmes et contenues, à des matins au bord de la mer, à la mer elle-même, à des mers, à des nuits de voyage qui frémissaient très haut et volaient avec toutes les étoiles – et il ne suffit même pas de savoir penser à tout cela. Il faut avoir des souvenirs de beaucoup de nuits d’amour, dont aucune ne ressemblait à l’autre, de cris de femmes hurlant en mal d’enfant, et de légères, de blanches, de dormantes accouchées qui se refermaient. Il faut encore avoir été auprès de mourants, être resté assis auprès de morts, dans la chambre, avec la fenêtre ouverte et les bruits qui venaient par à-coups. Et il ne suffit même pas d’avoir des souvenirs. Il faut savoir les oublier quand ils sont nombreux, et il faut avoir la grande patience d’attendre qu’ils reviennent. Car les souvenirs ne sont pas encore cela. Ce n’est que lorsqu’ils deviennent en nous sang, regard, geste, lorsqu’ils n’ont plus de nom et ne se distinguent plus de nous, ce n’est qu’alors qu’il peut arriver qu’en une heure très rare, du milieu d’eux, se lève le premier mot d’un vers.

jardin secret !

Rainer Maria Rilke (1875-1926)Les Cahiers de Malte Laurids Brigge (1910)

RUTLAND PLACE d’Anne Perry

Et de cinq  dans cette série qui en compte vingt-sept ! (lu pendant le STAR de Liyah) (dernier billet « en retard » du dit STAR, ouf)… Et j’ai particulièrement apprécié celui-ci, mieux écrit que le précédent . Mais pour d’autres raisons, il va de soi…

Nous assistons dès le début aux retrouvailles de Charlotte et de sa mère, Caroline Ellison . Non pas qu’elles se soient perdues de vue,  mais hormis le premier livre de la série (L’Etrangleur de Cater Street), il n’avait plus été question des parents de Charlotte et d »Emily, ces dernières étant trop occupées à découvrir le monde et à s’installer dans leur vie de femme. Les Ellison, après le drame de Cater Street, ont déménagé dans le très chic quartier de Rutland Place… Lire la suite

CHALLENGE FITZGERALD et ses CONTEMPORAINS, Les Enfants du Jazz – Récapitulatif, clap 2 !

Hop ! Hop Hop ! Je viens carillonner sous vos écrans et battre le rappel des troupes fidèles ! Ce n’est pas parce que le challenge dure jusqu’en 2014 qu’il faut s’endormir sur son clavier !!! L’été arrive (mais si …on y croit), les agendas vont s’alléger, vous reprendrez bien un  peu d’évanescence fitzgéraldienne ? Non ? Bon, je récapitule, nous sommes 25 à participer et depuis octobre 2011, 23 billets ont été déposés (comment ça seulement ?), comme suit, dans les trois catégories  Zelda, Gatsby ou Nabab. Ayant été un peu « malmenée » cet hiver, je m’excuse par avance s’il est des liens que n’ai pas notés ou « oubliés » ou qui ne sont plus valables ! N’hésitez pas à me le dire et à me secouer les puces !!! 🙂 (doucement quand même…) Lire la suite

LE PETIT ASSASSIN de Ray Bradbury (nouvelle)

Comme je vous l’ai dit ICI, je voulais commenter cette longue nouvelle à part, tant elle est criante de vérité mais aussi de surnaturel. Pas de SF ici, du fantastique mêlé de réel qui fait froid dans le dos. Je ne la conseille pas aux jeunes parturientes ni aux futures mamans…

L’histoire débute pendant l’accouchement de Alice Leiber qui a failli mourir de sa césarienne et qui flotte encore dans les vapeurs de l’anesthésie. Malgré cela, elle est persuadée que le bébé a voulu la tuer et veut encore la tuer. Au début, devant le désamour viscéral qu’elle éprouve pour le nouveau-né qui va rester sans prénom d’ailleurs, on pense au baby-blues, à un délire dû à l’anesthésie (quand on sait les anesthésies des années 1950-60). Mais pas du tout. « On m’assassine sous leurs yeux. Ces médecins, ces infirmières ne se rendent pas compte de la chose cachée qui m’est arrivée. David ne le sait pas. Sauf moi et le tueur, le petit meurtrier, le minuscule assassin. » Lire la suite

LA CURÉE d’Emile Zola

Je vous avais mis un extrait ICI mais je ne vous avais pas tout dit. Ce classique m’a embarquée au-delà de mes espérances ! Les souvenirs scolaires de Zola sont bien loin mais le talent de cet auteur n’a pas pris une ride et il nous balade dans le tout-Paris  qui, meurtri par la guerre de 1848 profite allègrement des largesses de Napoléon III…

1852. Dans le Paris éventré et exsangue du Second Empire, les fortunes se font aussi vite que la misère est oubliée, celle qui sévissait juste quelques années plus tôt en 1848… Les opportunistes empressés, les escrocs mondains ont sous leurs yeux rusés une ville qui se redessine sous l’influence du baron Haussmann. Certains ne vont pas hésiter à la saigner pour étancher leur soif de grandeur, de pouvoir et de richesse. Lire la suite

Une échelle, une robe légère et pas de cerises…

Eh oui, les années se suivent et ne se ressemblent pas dans les jardins d’Eden (ou pas !) ! Pas de temps des cerises cette année, pourtant c’était bien parti à la floraison, mais là, l’automne pluvieux a précipité la chute des pauvres cerises, même les oiseaux n’ont pas eu le temps de se régaler… C’est dire ! On ne va pas déprimer pour autant et cette chanson de Cabrel me fait croire que ce n’est que partie remise ! Allez, ma robe légère attendra et je sortirai l’échelle l’an prochain pour récolter au moins ça ! Et les framboises aussi qui ne rougissent même pas cette année.. Lire la suite

Nouveau Challenge : » Défi cent pages » chez la Part Manquante !

Parce qu’il y a, comme ça, des challenges qui nous ressemblent plus que d’autres, le logo est attractif et…  la lectrice blogueuse est faible… Vu chez Natiora, je n’ai pas pu résister à ce défi organisé par La Part Manquante et qui nous propose de lire des livres de 100 pages, 150 ma-xi-mum ! En plus, il s’insère à merveille dans le cadre « Un livre, un jeudi » de mon amie George, rendez-vous que nous avons un peu négligé ces derniers mois, c’est l’occasion de s’y remettre ! Ces formats courts m’ont permis de lire Soie d’Alessandro Baricco, Le camion blanc de Julie Resa, Opium de Maxence Fermine, pour ne citer qu’eux…

Il se déroule chez « La part manquante » et propose plusieurs catégories, j’ai choisi « Barbe à papa », lire entre 6 et 10 livres d’ici juin 2013, rien d’impossible jusque là ! Avis aux intéressées, c’est PAR ICI !

Un clin d’oeil à mon amie Delphine qui m’a fait découvrir ces merveilleuses images animées !

Le rendez-vous du lavoir…

CLIC ICI pour le © de la photo

Sur les pierres du vieux lavoir, Jeanne posa son visage en écoutant ruisseler l’eau en contrebas. Le soir descendait à présent, le ciel virait au bleu et elle eût aimé appuyer de toutes ses forces pour enfoncer plus vite la tête du soleil derrière la colline. Qu’il fit sombre. Qu’on ne vit pas ses larmes  heurter le silence des pierres. Les lavandières étaient parties depuis longtemps dans un envol joyeux de jupes froissées et de rires en cascade. L’odeur du savon flottait encore sur la mousse, trop forte, masquant celle de la terre abandonnée sous les feuilles.

Paul n’était pas venu au rendez-vous. Chaque minute qui passait la plongeait dans une vertigineuse incertitude. Pourquoi, lui, toujours en avance, bien qu’il eût toujours été le cancre de la classe, à la traîne mais…si beau,  s’était-il dérobé ? Pas question de sexe entre eux : une de Valmore n’offrait pas son bouton armorié  au fils de l’intendant, la tradition fut-elle surannée… Hier, dans le pavillon de chasse, il lui avait fièrement montré son uniforme d’infanterie ainsi que la liste du matériel envoyé par l’armée. La guerre l’attendait disait-il pour faire de lui un héros, son héros. Après ça, les de Valmore accrocheraient humblement leur particule à la pointe de sa baïonnette ensanglantée ! Après tout il était fort comme un turc et rusé comme un apache. Reviendrait-il seulement ? Jeanne s’assit au bord du bassin, lissant la mousseline de sa longue  robe blanche, corolle de dentelles alanguie comme un nénuphar. Elle jeta son chapeau de paille inutile au vent du soir et en contemplant son reflet dans les eaux sombres du lavoir, elle eût l’extrême conscience de la vanité de son existence. Elle aimait Paul, il fallait qu’elle connût le goût de sa peau avant son départ, qu’elle rencontrât sa chair et l’ivresse dont on parlait dans les livres interdits qu’elle lisait en cachette…

Soudain, les cloches des églises avoisinantes se mirent à sonner ; un glas retentissant et lugubre faisait fuir les oiseaux. La première guerre mondiale entrait dans leur vie en carillonnant. Sous le choc, elle croisa ses mains blanches contre sa poitrine et s’apprêtait à courir pour rentrer chez elle quand elle vit une ombre haute siffloter sur le chemin. Sous la lune qui montait entre les arbres, impénétrable et complice, Jeanne sourit en dégrafant le bouton de son col et sut que le rendez-vous du lavoir s’inscrirait à jamais dans sa chair et dans la pierre…

C’était ma participation à l’atelier d’Olivia pour « des mots, une histoire » n°69. Les mots imposés étaient : turc/turque – liste – avance – choc – minute – cancre – sexe – extrême – conscience – ruisseler – baïonnette – envol – suranné – apache – lune.

RAY BRADBURY : CELUI QUI ATTEND et autres nouvelles

Voici huit nouvelles de cet immense auteur éditées dans les regrettées Editions Librio, toutes tirées d’autres recueils car le © général de Librio indiquait 1930, ce qui n’est pas le cas de toutes ces nouvelles mais il faut bien admettre que Ray Bradbury, dans ses écrits de science-fiction était visionnaire. Ce n’est pas de la science-fiction « technique » au sens propre du terme, je la trouve avant tout infiniment poétique et il s’en sert surtout pour nous parler de l’homme et de son sujet de prédilection : le Temps, qui est une sorte de fil rouge qui relie ces nouvelles, principal questionnement abordé sous des angles différents en fantastique comme en SF. Lire la suite

SUKKWAN ISLAND de David Vann

Émotionellement, je me remets juste alors que j’ai fini ce livre vendredi matin, le souffle coupé et une boule dans la gorge. Comment l’aurais-je ressenti si je l’avais lu avant Désolations et sans rien savoir du drame de l’auteur (son père s’est suicidé alors qu’il avait treize ans, le même âge que Roy le héros de Sukkwan, coïncidence ?) ? Je pense que la violence du récit m’aurait atteinte de la même façon… « Il lui manquait trop d’années pour arriver jusqu’à son fils ». Une petite phrase du livre qui en dit long sur le drame qui va se dérouler à huis clos, sous nos yeux entre un père et son fils, partis pour un an sur une île d’Alaska, Sukkwan Island, non habitée, dans une cabane « luxueuse » pour le père mais sans eau et électricité et avec juste des provisions pour deux semaines. Lire la suite

Les humeurs du dimanche ! Rhum & Coca-Cola…

Parce que c’est une chanson découverte récemment grâce à ma tata (elle se reconnaîtra),  pleine de peps, qu’elle me fait penser furieusement aux années après- guerre (chanson des Andrew’s Sisters), au temps des pin-up, des petits déjeuners chez Tiffany, quand les housewives américaines n’étaient pas encore désespérées… (pas que les américaines d’ailleurs)… Et si vous n’avez pas cette chanson dans le tête toute la journée, c’est que vous n’avez pas écouté !!! Mais je vais vous raconter aussi  ma rencontre avec Nathalie de chez Mark & Marcel (pas que Marcel d’ailleurs)… Mais avant, (je me cache) voyons, voyons le dernier challenge auquel je me suis inscrite… Lire la suite

REBECCA de Daphne du Maurier

Franchement ? Vous ne trouvez pas que la couverture de cette vieille (très vieille) édition fait très années 60 ? Limite chabada de Lelouch ? Quand on sait (après avoir ouvert le livre) que l’action se déroule dans les années 30-40, avec ambiance marquée de l’époque victorienne dans l’Angleterre bourgeoise, on se sent…volé sur la marchandise… D’autant que j’avais gardé un vague mais bon souvenir du film, là, avouons-le, c’est presque mièvre, de belles images certes, mais … Lire la suite

SAGAN, UN CHAGRIN IMMOBILE de Pascal Louvrier

Ou quand Sagan traverse le mur de la légende, à fond la caisse pour faire exploser les clichés avec lesquels elle a dû composer sa vie entière. Une biographie coup de coeur !

Beaucoup de choses ont été déjà dites sur Sagan mais l’auteur nous prend par la main et semble nous dire : « comment cela a-t-il été dit » ? Cette biographie est si bien écrite que je ne savais plus par moments, qui de l’auteur ou de Sagan écrivait. C’est en appui chronologique sur son oeuvre que Pascal Louvrier nous raconte ce qu’il fallait lire entre les lignes de certains livres. Car c’est souvent là qu’on retrouvait Françoise. Le portrait est réaliste, enfin épuré du tapage que son simple nom évoquait. Les clichés y sont MAIS débarrassés de ce qui en faisait (justement) des clichés. La photo est nette ! Lire la suite