LE CINQUIÈME JOUR de Maud Tabachnik


Ce livre a une petite histoire très sympathique puisque c’est Soène qui me l’a offert, dédicacé par l’auteure après avoir fait le pied de grue deux jours aux Quais du Polar à Lyon en avril dernier ! Une rencontre amicale qui a laissé pantoise notre pauvre Soène de voir que les auteurs étaient des gens (presque) comme tout le monde. Maud Tabachnik est l’une de mes écrivains préférées en matière de polar et je vous assure qu’elle vaut bien un auteur américain dans ce genre ! Un conseil cependant : âmes sensibles s’abstenir…

L’HISTOIRE (sans spoiler)

New-York 2001. Stan Levine est inspecteur de police à Brooklyn. Un été chaud, poisseux où l’orage gronde au loin mais n’éclate pas. Où toutes les misères, sociales,  humaines  sont exacerbées.
Stan Levine est un bon flic, célèbre car passé à la télévision pour avoir arrêté un terroriste qui voulait faire sauter le pays. Sa femme Sarah, pour tenir une promesse concernant un de leur trois enfants (Jonathan, Amélie et Judith) est devenue « religieuse » et respecte scrupuleusement le Shabbat tous les vendredi soir. Et Stan considère ce moment (bien que peu convaincu par la religion) comme une parenthèse enchantée pendant laquelle ils sont enfin tous réunis. Alors que cette famille ordinaire s’apprête à partir à Cape Cod pour le week-end, une femme et son fils adolescent débarquent au commissariat pour signaler l’enlèvement de leur fille et soeur, Gloria, par un inconnu « respectable » l’avant-veille. Il s’agirait d’un certain Mosley venu proposer du travail au fils qui avait postulé par petites annonces. Dans le même temps, un archiviste méticuleux, père de famille, la soixantaine grise et passe-muraille mène lui aussi une vie calme et équilibrée. Juste après, un prostitué est retrouvé égorgé, puis c’est le tour du jeune Albert, pas tout à fait normal. Ca sent la pédophilie. Ca sent mauvais. Levine et son équipe sont sur les dents quand ils découvrent l’horreur des cadavres mutilés. Le tueur va s’en prendre à Judith, la fille cadette de Lévine, il le nargue, il nargue l’Amérique. L’impossible et l’indicible prennent forme sous nos yeux, les crimes sont monstrueux mais quand nous savons QUI les commet, les bras nous en tombent ! Le monstre a enfin un visage et pas celui qu’on voudrait. Il ressemble trop à notre gentil voisin de palier, celui qui nous tient la porte et nous aide à porter nos commissions. Mais je ne vous en dit pas plus pour vous laisser le plaisir de la découverte…

MON AVIS

C’est là que Maud Tabachnik frappe fort, elle nous retourne l’estomac sans nous laisser une minute de répit, le suspense est haletant et…bien écrit ! Amateurs de « happy end », passez votre chemin, pas d’espoir ici et l’auteur nous enlève nos dernières illusions  en nous promettant des nuits sans rêves ! Contrairement au cinéma où l’on peut détourner les yeux,  la lecture est frontale et parfois douloureuse, douloureuse jusqu’à l’absurde ! J’aime ce genre de policier quand il est sans temps mort et absolument crédible !

Maud Tabachnik s’est librement inspirée d’un serial killer qui a sévi aux USA dans les année 1930 et qui, lors de son passage sur la chaise électrique provoqua un court-circuit à cause des aiguilles qu’il avait dans le corps !! Arrgh ! Mais Soène m’a aussi fait dédicacer « Ne vous retournez pas » où je vais retrouver Sam Lévine/Goodman quelques années plus tard ! Encore des frissons en perspective… È

SUR L’AUTEURE

Maud Tabachnik est née le 12 novembre 1938 à Paris. Après avoir exercé le métier de kinésithérapeute-ostéopathe pendant une vingtaine d’années, elle décide de se lancer dans l’écriture en 1991 (bien lui en a pris) et compte à ce jour une trentaine de romans.  » Sa spécialité : le thriller politique et féministe » (sic son éditeur). Elle tient un site que je vous conseille d’aller visiter, ne serait-ce que pour sa bibliographie ! PAR ICI

Livre lu pendant le STAR de Liyah (oui je suis encore en retard de deux billets, ça vient) et qui compte pour le challenge Thriller de Cynthia.

39 réflexions au sujet de « LE CINQUIÈME JOUR de Maud Tabachnik »

  1. Coucou Miss Aspho,
    😆
    Quels bons moments j’ai passés, grâce à toi, aux Quais du polar, cette année !
    J’ai vu cette édition des Quais d’un autre oeil, plus averti, plus impliqué, plus attentif !
    J’ai été en effet, impressionnée de rencontrer la Dame d’une grande simplicité et d’une grande gentillesse, beaucoup plus féminine que sur les photos que l’on trouve d’elle, et élégante.
    Comme le samedi, en l’attendant, j’avais choisi au hasard « Ne vous retournez pas », elle m’a fait acheter, le dimanche matin, « La cinquième heure » et a numéroté les deux livres pour que tu les lises bien dans l’ordre ! MDR !
    Madame Maud TABACHNIK attend tes impressions, Asphodèle… je lui ai promis un mel de ta part !
    Elle voulait aussi que je la lise… mais là, je crois que je ne suis pas prête ! comme pour Jane Austen ! Bien sûr que ça n’a rien à voir, mais ce sont des genres pour lecteurs/lectrices plus rôdés que moi !
    Merci pour tes gentils clins d’oeil. C’était pour moi ENCORE une découverte bien agréable.
    L’année prochaine, je prendrai rendez-vous avec Pastelle, l’Amie Bloguinette photographe amateur mais très pro, qui a fait de très beaux portraits des auteurs présents à ce Festival du polar.
    En plus, c’est drôle, elle est née juste 10 ans avant une de mes Amies de classe… encore un signe !

    Gros bisous

    • Et en plus je t’ai donné son nom « en l’air » quand tu m’as demandé le nom d’un auteur français, c’est elle qui m’est venue à l’esprit tout de suite ! Elle m’en a fait passer des nuits d’horreur ! Je suis bien contente que tu y sois allée, ça me refait lire des polars, genre que je délaisse depuis mon blog ! Je sais que je dois lui envoyer un mail mais tu sais je suis plus timide que je n’en ai l’air !! 😆 (je le fais cet après-midi, promis !)… Et pour la photo je n’ai pas osé mettre celle où vous êtes ensemble, on n’est pas sur FB ici !!^^ Merci à toi avant tout !!! 🙂 Bises

  2. je ne connais pas du tout cet auteur il faudra que je teste un jour. Le coup du court-circuit de la chaise électrique est très étrange^^

  3. Ton billet donne envie mais les thrillers, c’est plutôt le truc de mon mari. Je le note pour lui !
    Et puis, moi je viens juste de finir mes billets du STAR alors tu vois, tu n’es pas la seule ! A quand les billets du RAT 😉 ?

    • J’ai eu une période très thriller bien avant le blog, j’aime bien revenir à mes auteurs chouchous à l’occasion ! Ton mari devrait apprécier !^^ tous mes billets du STAR sont écrits sur un carnet, mais faut les retaper ! Par contre pour le RAT je n’ai pas écrit grand-chose…

    • J’ai eu une période très thriller bien avant le blog, j’aime bien revenir à mes auteurs chouchous à l’occasion ! Ton mari devrait apprécier !^^ tous mes billets du STAR sont écrits sur un carnet, mais faut les retaper ! Par contre pour le RAT je n’ai pas écrit grand-chose…

    • Moi aussi je ne lis plus de polars depuis…trop longtemps, celui-ci est particulièrement réussi ! Je vais en lire un plus récent (2011) et je dirai ce que j’en ai pensé, ils ont dix ans d’écart !

    • Avec le blog on change nos habitudes de lecture, mais c’est vrai que j’ai eu une crise « aigüe » de polars et depuis que j’ai arrêté j’ai du mal à m’y remettre ! Avec elle c’est revenu tout seul ! 🙂

  4. ça fait froid dans le dos, bien que je n’ai pas de chers voisins qui me portent mes courses et m’ouvrent la porte, mis à part peut-être un gentil sanglier de passage ou un cerf après le brame, bref, …. tant mieux alors !

  5. Hello !
    Elle serait drôlement contente, Mme Maud T. de voir qu’elle est connue et reconnue 😆
    Aspho, mais bien sûr que je te le laisse ton dernier recours 😉 et merci à toi aussi…
    Bisous

      • Le prochain, ce sera en juin – je ne peux pas aller à Saint-Malo.
        J’ai revu Maud Tabachnik et lui ai dit à quel point j’avais aimé son livre, au point de l’avoir offert à une amie. Non sans humour, elle m’a demandé si nous étions toujours amie…

        • Vous êtes copines !!!^^ Je crois qu’elle a beaucoup d’humour (d’après Soène) et sa dédicace est drôle : elle s’excuse d’avance pour les cauchemars qu’elle va me faire faire… Je me suis arrêtée en 2001 et punaise qu’est-ce qu’elle a écrit depuis, j’ai un sacré retard !!!

  6. Ton article est convaincant mais je ne trouve généralement aucun intérêt à ce genre de littérature. Les seules exceptions furent des libres de Grangé ou de Brussolo mais généralement je fuis les polars. Pourtant ils sont parfois le reflet de l’âme humaine (Brussolo est fort pour ça…) mais je zappe.
    Bises

    • L’intérêt est de détendre ! Enfin si on peut dire que les cauchemars détendent ! J’ai eu aussi ma période Brussolo, ils sont très bien !!! De temps en temps entre deux livres dits « sérieux », ça me fait du bien, pourquoi m’en priver je te le demande !!! 🙂

N'hésitez pas à me laisser un commentaire, il sera toujours bienvenu !

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s