ÉQUINOXE AMÈRE…Désir d’histoires 38

 Jeu initié par Olivia Billington, (dite Livvy),  ici.

Les mots à placer étaient : comète – sergent-major – équinoxe – flamme – vagabond – charade – estimation – sarbacane – communiquer – partition – jeu – étoile.

 

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DRÔLE DE VENDREDI de Margret Rettich

Hachette, collection Copain, © 1988. 62 p. (à partir de 6-7 ans).

Nous sommes mercredi, non non je ne me trompe pas de jour ! Petit livre Jeunesse relu avec plaisir d’autant qu’en le feuilletant, une photo de mon fils et moi en est tombée, doux souvenir où nous lisions encore ensemble !

Le vendredi n’est pas un bon jour paraît-il (?), il fallait donc que des catastrophes s’enchaînent ce jour là ! Les parents de Frank et Marie se précipitent à l’hôpital car la naissance de la petite soeur survient plus tôt que prévu. Oui mais voilà le papa se casse un bras dans l’aventure et les deux parents doivent passer une semaine à l’hôpital (ça fait beaucoup quand on y songe aujourd’hui !). Les deux enfants n’ont PERSONNE pour les garder, c’est un gentil policier qui va faire le tour de l’immeuble et trouver pour chaque jour de la semaine, une personne pour s’occuper de nos deux « orphelins ».

Une semaine riche en rencontres diverses, du couple Nonosse qui ne sait pas dresser son chien, à la vieille cantatrice déchue, en passant par les étudiants bordéliques, nos deux héros raconteront à leurs parents, la semaine écoulée, l’enrichissement qu’ils ont tiré à côtoyer le voisinage.

Mais c’est aussi un message de solidarité : quand on veut, on peut ! Garder deux enfants une seule journée de la semaine en empiétant sur un emploi du temps chargé n’est pas impossible et c’est mieux qu’un placement, fut-il temporaire, dans un foyer…

Belle écriture qui plus est, même si quelques « invraisemblances » se glissent dans cette fable moderne. Ce n’est qu’une jolie fable après tout… Par contre, les illustrations…pas terrible !

Et le principal étant aussi d’apprendre la générosité à nos enfants en leur consacrant quelques heures après l’école pour les faire lire…

SUR L ‘AUTEUR

Page Wikipédia en allemand (je n’ai pas fait allemand, ni en deuxième, ni en troisième langue). Voici que qui m’a semblé « cohérent » dans la traduction. Margrett Rettich (ou Radis !) est née en 1926 en Allemagne fédérale. Auteure de livres pour enfants, elle obtient, en 1981, le Prix Littérature Jeunesse allemande (dans le bons sens je ne sais pas…) pour  » Voyage en bateau » , en 1997 (avec son mari ?) on lui remet le Grand Prix de l’Académie allemande pour l’ensemble de son oeuvre et en 2001 le Prix « allemand Music Edition »…

A LA UNE DE 1 BLOG, 1 JOUR…

Vous vous souvenez ? Le 18 août dernier, Delphine avait fait la Une, ici,  de ce site qui recense tous les blogs qui s’inscrivent chez eux, dans toutes les disciplines, et un jour, vous êtes à la Une, si les critères de choix des organisateurs entrent dans le programme. Tous les jours, un blog est mis en valeur.

Comme je suis très douée, ce n’est pas nouveau,  je n’ai pas réussi à importer la Une d’aujourd’hui, donc si vous voulez la voir, il faut aller sur le site,de 1 blog, 1 jour ! Ca fait très « Laurent Delahousse, avec « un jour,  un destin » mais je vous assure que non ! Il faut attendre environ 6 mois pour « faire » cette Une, ça a été plus vite que prévu… voilà tout !

A L’ÉPÉE DE L’ENCRE de Béatrice Arnaud-Gorecki

2010, Editions Littérales. 53 p., 10 €.

 Très beau recueil de poésie, sombre et lancinant. Ce ne sont pas des haïkus (trois lignes, dix-sept syllabes), même si on sent la maîtrise de l’auteure dans ce genre particulier. La construction est soignée, percutante, vibrante. Elle nous permet de « suivre » les pensées de l’auteure à la page suivante, il n’y a pas de rupture définitive entre chaque poème, c’est la même question qui la hante du début à la fin, mais elle se décline sous plusieurs formes.

Je l’ai relu trois fois pour m’imprégner des mots et me familiariser avec ces vers « libres », en roue libre si je puis me permettre.

 « Poétesse maudite », on y entend de longs cris dans la nuit, une solitude qui perle, telle une larme entre les lignes. C’est un cheminement vers la reconstruction de soi, des questions parfois sans réponse jetées au vent glacé du doute,  une écriture qui interroge, qui cherche des réponses après avoir vidé l’encre de la douleur :

« A la fracture

   de ma voix

 

                              j’ai perdu mon chemin »

La solitude de l’écrivain coureur de fond qui cherche les mots justes à appliquer comme un baume sur le papier salvateur, l’encre qui délivre de tous les maux, une prière renouvelée, de plus en plus forte au fil des pages, qui nous soulève, nous fait feuille volant à tous les vents, nous repose au hasard d’un sourire qui renaît et disparaît à nouveau sous les ombres.

A l’épée de l’encre, elle guerroie avec elle-même, avec ce qui fait mal,  l’écriture est sa seule patrie, celle qui la recueillera après la bataille :

« Je n’ai que l’encre
pour sonder


          la blessure  »

 Mais aussi, comme une victoire jamais acquise en ce domaine, elle conclut :

 « Tu seras ma revanche
à l’épée de l’encre

                         poésie »

 Des vers qui avancent vers la droite, quand l’espoir naît ou qui reculent vers le passé quand le souvenir s’invite trop longtemps, énième douleur qu’il faut affronter. Pas de ponctuation, de point final car rien n’est jamais achevé en ce domaine, tout reste encore à venir, le meilleur et le pire. Pas de majuscule à chaque ligne, la vie continue, on lui insuffle le temps pour qu’il recommence à la page suivante.

J’ai beaucoup apprécié ce recueil, court, dont chaque mot est à sa place, chaque mot comme une gifle pour éveiller le lecteur à la conscience, au regard autre que l’on pose sur la vie…et l’écriture.

 SUR L’AUTEUR :

Béatrice Arnaud-Gorecki n’a pas de page Wikipédia, je sais seulement par sa maison d’édition (Littérales) qu’elle écrit depuis plus de dix ans, qu’elle n’en est pas à son premier recueil et qu’elle a obtenu de nombreux prix, avec d’autres œuvres. Ici, à Arles en 2008. Photo, pas libre de droits,  Flickr., ici

 Je remercie Les Agents Littéraires de leur patience, de l’énergie qu’ils mettent également à promouvoir des auteurs méconnus du grand public ou qui n’ont pas la médiatisation accordée aux « classiques » de la rentrée littéraire. Ni la publicité « rouleau compresseur » de la presse spécialisée.

 

RENTREE 1962 – ATELIER DE SKRIBAN

Le thème chez Gwenaëlle ce dimanche était un souvenir de rentrée, n’importe quelle rentrée, ou première fois, disons. Elle en parle mieux que moi, ici

 

Cette année là, le mot « rentrée » a pris tout son sens. Pendant que le bateau s’éloignait des côtes algéroises, laissant « mon chez moi » sous le soleil, j’ignorais encore, à cinq ans que mon seul univers connu, s’évanouissait à jamais. Car jamais je ne suis retournée sur les terres « joyeuses » de ma prime enfance. Ce qui m’attendait « en face » était un abîme d’incompréhensions. Au pluriel.

J’avais laissé mon berceau, sans racines certes, j’avais laissé aussi l’insouciance, l’ignorance d’une enfant qui n’a pas connu l’école maternelle, pour cause de guerre. Quand je dis aujourd’hui que je suis une enfant de la guerre ça fait rire tout le monde ! Et pourtant…

En ce mois d’octobre venteux de la grande banlieue parisienne, il a fallu me rhabiller. Après une enfance au soleil, avec peu d’hivers rigoureux, il faut des chaussures qui font mal, un manteau qui engonce et chose nouvelle, qu’est-ce donc ? Un cartable ! Déjà je l’aime lui ! J’aime l’odeur de la classe, du bois plein d’échardes des tables où vivent les dernières heures des encriers blancs incrustés.

Mais la maîtresse, haute et sévère fait son entrée, une règle en fer à la main. Je me doute secrètement que cette règle va me donner du fil à retordre.  Mon cauchemar ne fait que commencer. Il durera jusqu’en mars. Je me lève sans demander l’autorisation pour aller aux toilettes, je parle à ma voisine tout haut, bref je ne connais pas la discipline, ce qui me vaut à chaque fois, un coup de règle en fer sur les doigts. Quand ce n’est pas le sparadrap sur la bouche ! Oui, les méthodes ont changé, la pédagogie aussi et c’est tant mieux. Je suis traumatisée, enfin, juste en ce qui concerne la lecture. Madame Bousquet, je me rappelle même de son nom, (à cette peste), m’oblige à lire à voix haute, je sais lire, je l’ai su très vite mais aucun son ne sort de ma gorge, je n’y arriverai que quand mon père, averti des sévices que je subis aura été la voir pour lui demander le pourquoi du comment. Plus jamais elle ne me touchera et j’arrive enfin à débiter le texte à une vitesse grand V, à la surprise générale. On me prenait pour une « étrangère », une quasi demeurée, noiraude en plus…  je me bats à la récréation, j’attache un jour une fille autour d’un arbre avec ma corde à sauter. Ce n’est qu’une fois entrés en classe, le silence revenu, que l’on entendra ses glapissements de pintade et la maîtresse ira la délivrer. Mais quand on demande « qui a fait ça ? », personne ne moufte ! Ma réputation de terreur a commencé…De bonne élève aussi et je n’ai plus d’amis, si tant est que j’en ai eu en ce début d’année.

Mais je vais changer d’école, encore une fois l’an prochain, alors je ne m’attache pas trop, je me prépare déjà aux adieux, à m’adapter ailleurs à nouveau. La rentrée pour moi ? Pas que les feuilles qui volent au vent mauvais, non, voyez plutôt. Une nouvelle école, un nouveau collège tous les deux ans, de nouveaux paysages, d‘autres hémisphères, que du bonheur au final malgré des débuts chaotiques ? Je l’ignore encore…

HAVA NAGILA, HEVENU SHALOM ! Un peux de paix dans ce monde de brutes !

© Getty photo libres de droit

Parce que les chansons du folklore juif sont aussi chargées d’un message de paix, parce qu’elles existent depuis la nuit des temps,

Parce que je les ai toujours entendues chez mes amis de confession juive, sans pour autant qu’il soit question de religion, celle qui sépare et divise, ou qu’elle devient le creuset de vaines batailles…

Parce qu’elles étaient chantées dans les camps, pour adoucir l’horreur et laisser croire au coeur que l’espoir pousserait sur le fumier de la barbarie ,

Parce qu’aujourd’hui encore, en Israël, pour ceux qui y ont été, ils auront remarqué qu’il y a toujours un violoniste pas loin pour ensoleiller les coeurs chagrins,

Parce que septembre c’est le mois de Rosch Hashana (le nouvel an juif), (le 29 cette année),

Parce que je veux croire que la paix sifflera plus fort que le bruit des bombes sur ce peuple et aussi sur le peuple palestinien…

© Getty photo, libre de droit

Aussi, je dis à tous Shalom !  Pour désamorcer certaines menaces également que j’ai reçues, vaines, stériles, pathétiques. Je pense qu’il n’est pas besoin de traduction pour comprendre. Alors, chantez maintenant !

Hevenu Shalom Alechem
Hevenu Shalom Alechem
Hevenu Shalom Alechem
Hevenu shalom shalom shalom Alechem
Hevenu Shalom Alechem
Hevenu Shalom Alechem
Hevenu Shalom Alechem
Hevenu shalom shalom shalom Alechem
Hevenu Shalom Alechem
Hevenu Shalom Alechem
Hevenu Shalom Alechem
Hevenu shalom shalom shalom Alechem *

* Cette chanson est en hébreu
C’est une chanson folklorique israélienne familière
On peut la traduire ainsi
« Que la paix soit sur nous, nous vous apportons la paix  »
Shalom est utilisée pour dire bonjour
Mais ici,  cela signifie la paix.

DESOLÉE POUR LE BILLET « VIDE »…

Merci WordPress ! Pour une fois que ce n’est pas de ma faute ! Le billet « Qu’ai-je fait cet été«  ? a disparu ! Malgré mes nombreuses sauvegardes, seules les premières versions se « restaurent » et elles sont incomplètes… Je n’ai pas le temps de refaire ce billet énumératif (essentiellement) pour l’instant, donc je vous présente mes plus plates excuses, faut aller se plaindre à Matt hein ! J’ai contacté une experte qui m’a dit que ça ne venait pas de moi ! Youhou…(faut quand même que je refasse mon billet…ça ne me console qu’à moitié cette histoire)…

Qu’ai-je donc « fait » cet été ?

L’heure de la rentrée, des bilans, des bonnes résolutions (euh pas trop hein) a sonné en même temps que la cloche de l’école qui reprend du service. On range ses lectures d’été, quand elles ne se sont pas envolées vers ailleurs et on essaie de dresser un bilan, ça va pas être triste vu que la moitié des choses que j’ai lue est repartie, soit en livres voyageurs, soit en prêts… bref je vous donne les titres et mon appréciation, mais le nombre de pages n’y est pas ! Certaines photos non plus (on sait pourquoi)… Quand je ne sais pas je mets « environ 250 pages »…

lectures de juillet et août !

  • Vasilsca de Marc Lepape : ? (reparti) J’ai beaucoup aimé, mon avis ici.
  • Une toute petite histoire d’amour de Christophe Honoré : 91 pages, rendu à Somaja vendredi dernier et parti chez Argali qui ne le trouvait pas en Belgique.
  • Au-delà de cette limite, vote ticket n’est plus valable de Romain Gary, 247 pages, j’ai adoré !
  • Homo Erectus de Tonino Benacquista, reparti voyager. Grosse déception disons le !
  • Une jumelle bien cachottière de Francine Pascal, 159 pages…dont j’aurais pu me passer ! D’ailleurs personne ne me l’a demandé celui-là ! Bibliothèque Rose.
  • Olé Fantômette de Georges Chaulet, 154 pages. Sans plus.

Chroniquer un livre de la rentrée littéraire, c’est possible !

Price Minister l’a fait !

les matchs de la rentrée littéraire

Voici le livre que j’ai choisi, Freedom de Jonathan Franzen. Pour l’instant je ne sais pas quand je le recevrai. J’ai un peu hésité, sachant ce que je ne voulais pas, mais plus réservée quant aux autres. Il m’a fallu me fier à cette satanée quatrième de couverture, en espérant ne pas être déçue !

Pour ceux et celles qui veulent suivre également cette aventure, rien de plus simple, vous suivez le lien du logo, vous envoyez un mail à l’adresse indiquée avec votre choix de livre et surtout de qui vous vous recommandez (j’avais pris George et LiliGalipette à égalité). En l’occurrence, vous dites que vous venez de ma part et vous serez à votre tour parrain ou marraine. Attention, être sûr qu’il y aura au moins une personne derrière vous pour être votre filleule !

Ensuite quand le livre sera lu et chroniqué sur votre blog, le match commencera !

Allez, zou ! Choisissez !

DESIR D’HISTOIRES 37 – Ne vous méprenez pas !

Assis en tailleur sur les azulejos qui ensoleillent mon carrelage en son centre, béat, perdu dans la contemplation de mon nombril qui ressemble à s’y méprendre à un bouton d’orchidée, j’attends la révélation tropicale qui me fera cesser d’hiberner.

Avais-je déjà ce chromosome en moins à la naissance ? Sûrement, on a omis de m’en parler… voilà tout. Pourquoi rouvrir aujourd’hui la boîte de Pandore ? Les questions s’agitent pendant que des souvenirs ostentatoires s’empressent de me tenir la dragée haute. Déjà, sur le chemin de l’école, mon cartable trop lourd me laissait de guingois sur le bord du chemin, raviné par les premières pluies d’octobre. Qu’ils étaient lourds et tranchants mes souliers neufs pour faire les deux kilomètres à pied ! En chemin,  je m’asseyais sous un grand chêne, plus vieux que tous les anciens du village réunis, je sortais mon ardoise et, avec le petit bout de craie blanche volé au maître, j’écrivais en majuscules déliées,  un mot, un seul : combat. Et de l’avoir écrit, je me sentais plus fort, protégé par ce mot qui claquait comme le drapeau d’une victoire anticipée.

Je passais ensuite devant le Café des Amis et une déjà vieille de trente ans, ivre de folie et d’alcool entonnait une ritournelle désenchantée, vrillée de trémolos de sa création. L’air continuait de trotter dans ma tête, inlassable rengaine qui me bouffait l’esprit. Plus tard en classe, au deuxième rang, à côté de Germain, j’imaginais ma vie loin, très loin des brumes du marais qui m’asphyxiaient en permanence. Jusqu’au jour où Germain posa discrètement sa main sur ma cuisse et me refila un vieux bouchon en liège qui sentait le vin :  c’était le code pour nos embrassades furtives, les soirs où personne ne venait le chercher. J’avais enfin un ami, quelqu’un à qui EN parler. Mes certitudes d’alors, teintées de passion adolescente m’ont poursuivi longtemps. Avec mon combat.

Aujourd’hui, je regarde le soleil illuminer le soir qui se pose sur mes longues mains, douces, manucurées. J’ai pu partir et me faire opérer. Avec Germain, nous avons apprivoisé le temps, nous lui avons dit que nous attendrions celui qu’il faudrait mais que jamais je n’abandonnerais le chemin parcouru,  pour être femme, enfin…

C’est ma participation au jeu Désir d’histoires (37) de Livvy où il fallait caser les 22 mots suivants : création – orchidée -révélation – combat – cartable -bouffer – tropical – contemplation – passion – hiberner – boîte – ancien – apprivoiser – ritournelle – asphyxie – folie – ostentatoire – azulejo – chromosome – imaginer – ardoise – bouchon.

LA CITATION DU JEUDI avec Bettina.

Avant de vous parler de ce  livre très épais (oui, il faudra attendre un peu) « Danser au bord des abîmes » de Bettina, une petite citation qui vous parle du métier de l’héroïne.

« C’est compliqué du coup. A mes débuts, si j’ai eu l’impression de me battre pour une cause laïque, je me rends compte que je me suis surtout lancée dans le métier le jour où mon étude de marché  a convaincu le banquier… mais je ne peux tout de même pas répondre à Lucien, que si j’écris  pour les morts,  c’est pour manger, que c’est une affaire qui marche. Après tout, il y en a d’autres qui font des trucs plus obscènes pour pouvoir vivre. « 

Sur une idée de Chiffonnette .