SWAP à 2 PAL et cadeaux, cadeaux, cadeaux en pluie ! Merci Martine, Lili, George et Syl. !

Le colis de Martine est enfin arrivé après bien des péripéties postales, j’en avais parlé  ! Je ne suis pas déçue et Martine s’est montrée très généreuse, je suis gâtée-pourrie en ce moment ! Car un bonheur n’arrivant jamais seul, LiliGalipette et George se sont fait un plaisir d’augmenter ma PAL, ma collection de carnets et de cartes postales sans parler de Syl. qui, vous l’avez vu il y a quinze jours n’est pas en reste ! Alors je vous montre, miam ! Lire la suite

LES PLUMES DE L’ÉTÉ 6 – LES TEXTES EN F !

Voici les liens des participants  (par ordre d’arrivée des liens), de cette sixième édition : Amélie (Les écrits d’Amélie), Célestine,  Bettina (un blog à visiter d’une auteure talentueuse ! Première participation), Ella (les Etats d’Ella), Antiblues (un nouveau !),  Violaine (nouvelle également), ClaudialuciaZoë (Vie de Zoë) , Jean-Charles (Hisvelles Histoires), Plume , Miss So (Salve Ragazzi), Eiluned (Le Dévore-Tant), Mahie (Mahie in the sky, nouvelle !) 32 Octobre (Jetons l’encre à Saint-Maximin-Sainte-Baume) , Syl. (Thé, Lectures et Macarons). Manuel (Les billets de Manuel), Julia (Julia Heim) . MAIS AUSSI,  Leiloona, George ,  ! Clara a un empêchement . Gwenaëlle, Olivia et Jeneen sont en vacances. et d’autres en « pause »… il y a 18 textes qui vous attendent (sûr) et ce serait avec plaisir que les trois « manquants » en soient !

Ci-dessous le logo-rallye (récapitulant les mots en F)) qu’a fait 32 Octobre, avec la gentillesse qu’on lui connaît ce, malgré son blog ouvert depuis la semaine dernière, je vous invite à le visiter, vu qu’elle y a rapatrié tous ses textes, mais fera aussi des chroniques sur ses lectures ! Encourageons-la !

Ci-dessous, après mon texte,  celui de Valentyne et son Conte de l’été : Les aventures d’Isabelle la ponette. Episodes 1, 2, 3, 4, 5.

FARANDOLE D’OCTOBRE

Les premiers frimas d’octobre s’engouffraient sous les porches et glissaient des feuilles mortes sur les chemins interdits de sa mémoire endolorie. Le ciel venait en soupirant de se coucher sur les toits des maisons et l’horizon avait disparu. Point de firmament étoilé, comme aux beaux soirs du mois d’août, pensa Fanny en continuant de marcher, sa valise à la main, vers la gare toute proche et pourtant invisible sous la brume. Seul le sifflement des trains lui vrillait les tympans, accentuant la nausée qui lui déchirait le coeur depuis le matin. Tout avait été si vite. Les cris de son père quand il avait appris son état, les insultes qu’il lui crachait au visage en même temps que ses postillons chargés d’anis. Sa mère, silencieuse et sourde, refermée sur sa peur et ses ecchymoses n’avait pas osé prendre sa défense. Elle se désintégrait, elle touchait le fond mais elle ne resterait pas une seconde de plus dans cette maison où les murs suintaient la misère et la folie, conjuguées dans un imparfait chronique. Non, elle ne voulait plus subir la frénésie des assauts répétés de son géniteur. Son histoire était banale à pleurer, comme dans la chanson de Piaf, un mauvais roman de gare. Même l’assistante sociale avait haussé un sourcil dubitatif et narquois en la dévisageant intensément quand elle lui avait dit ce que son père lui faisait quand il rentrait tard le soir. Une faribole de plus, avait-elle cru lire dans le regard blasé de cette femme qui n’avait qu’une hâte : prendre sa retraite et ne plus s’investir dans les histoires de famille trop lourdes, trop douloureuses.

Elle longea le parc où la fête foraine levait le camp. Le chapiteau n’était plus là, le dompteur aux yeux de faon brossait ses vieux fauves assoupis avec tendresse, le fakir local enlevait son turban bolliwoodien sous lequel flambait une chevelure blonde, inattendue… Le clown fantasque avait allumé un feu pour cacher ses larmes et son nez rouge, ses mains tremblaient au-dessus des flammes  où il tentait de se consoler. Son ventre se mit à gargouiller quand l’odeur des frites et des fricandelles grillées lui passa sous le nez, lui rappelant qu’elle n’avait rien mangé depuis la veille. « Non », dit-elle tout haut, « pas maintenant, je vais rater le train de Paris. » Son destin fragile tenait sur un bout de papier froissé où Fred lui avait glissé une adresse avant de la quitter, lui  faisant un petit signe de la main, ce  geste que l’on a souvent pour les adieux sans retour. Elle balaya l’image de ses pensées. La fièvre lui brouillait la vue. En arrivant à la gare, perdue dans la foule qui se pressait sur les quais, elle hésita. Qu’y avait-il, après tout,  dans ces quelques lignes griffonnées à la hâte ? Elle irait, oh oui, elle irait là-bas. Il fallait qu’elle détache son regard des rails, ils exerçaient sur elle une fascination morbide.

***(suite lundi chez Leiloona)***

 Par Valentyne, le 6ème épisode  de : Les aventures d’Isabelle la ponette en Martinique. Episodes 1, 2, 3, 4, 5.

Les deux ponettes et les cinq chats se regardent stupéfaits : ils ont rencontré le King ! mais pfout dès qu’ils se retournent pour mieux le contempler,   plus rien ! La farandole d’Elvis et sa foule de musiciens a disparu : on pourrait même croire que ce qu’ils viennent de voir n’est qu’invention et fariboles.

Oubliant leur fascination, ils ressortent alors de l’eau dans laquelle ils étaient rentrés pour mieux voir le show de l’écrevisse et se mettent en chemin vers la maison de F.

– « F…  F qui cela peut-il bien être ? »  se demande Scarlett.

– « En tout cas c’est une fille » affirme O’ Buro « car on voit très bien qu’il y a un E à « chère F » sur la feuille »

– « Très bonne remarque, fiston, on voit que tu écoutes bien à l’école » le félicite son papa O’ Gaby .

– Continuons, continuons, presse Josée, toute fringante. Tigoua doit se demander ce que nous faisons !

– Moi je dis que c’est de la folie, déclare O’ Berlioz que l’on entend très peu. Nous sommes en train de chercher Tigoua dans la forêt alors qu’il a disparu en mer : on devrait retourner au Diamant.

– Non non, l’océan est trop vaste,  nous avons besoin d’une aide extérieure pour mieux orienter nos recherches, lui expliquent ses parents.

–  Nous sommes presque arrivés : voici la fougère dont nous a parlé Elvis, et voici aussi le frangipanier. Allons au fond du chemin et attendons, ou plutôt non, appelons F. !  F nous venons de la part d’Elvis .

A ces mots, comme par magie, une voix aérienne leur répond : « Je suis ici, attendez je descends » et ils reçoivent sur eux une pluie de fleurs.

Les animaux abasourdis  voient descendre une minuscule fée qui se confond avec le décor : Une figure toute ronde, une petite jupe en feuille de figuier rose, un fichu blanc sur  ses cheveux frisés, un joli teint chocolat et bien sûr d’adorables petites ailes dans le dos : bref un feu follet de Martinique. Son visage est en partie caché par un masque d’étoiles, qui forment comme une voûte céleste, véritable  firmament sur son front.

Chaque fois que la fée ouvre la bouche pour parler, une fleur sort et vient se poser au sol, délicatement.

– Bonjour je suis la fée Caraïbe. Elvis a bien fait de vous indiquer le chemin de ma maison. J’ai des espions dans toute la Martinique : les fourmis sont mes amies et les phasmes m’ont prévenue de ce qui était arrivé à votre ami.

Pendant cette tirade, des fleurs blanches et jaunes sortent à chaque mot de la bouche de la fée. Celle-ci ne leur laisse pas le temps de poser la moindre question qu’elle continue déjà :

– J’ai trois énigmes pour vous. Creusez-vous la tête pour y répondre et ensuite je vous dirai où se trouve Tigoua, leur propose la fantasque petite fée. Voici la première : « Dans les frimas de l’hiver, je monte les œufs en neige et je sers aussi à donner du courage aux chevaux en claquant fièrement dans le vent : qui suis-je ? »

Les cinq chats se retournent d’un bloc vers les ponettes : une question facile pour elles puisqu’il y a des chevaux dans la devinette !

– Oui oui je sais,  disent les deux ponettes d’une seule voix :

– C’est un fouet qui permet de monter les blancs en neige, affirme Isabelle.

– Et c’est un  fouet qui permet aussi d’encourager les chevaux qui tirent une carriole, rajoute Josée en secouant son harnais rouge plein de clochettes.

– Bravo les ponettes, c’est la bonne réponse ! Plus dur maintenant, fanfaronne la fée Caraïbe : « Quel est le comble pour un fakir ? »

Les animaux interloqués se regardent, un peu déstabilisés, quand soudain O’ Gaby s’exclame :

– Moi je sais c’est Bashung qui me l’a dit et vous savez Bashung c’est mon idole : le comble pour un fakir c’est de traverser en dehors des clous (1).

– Bravo O’ Gaby, dit la fée de son air finaud, bonne réponse. Et voici la dernière énigme : « Je suis en même temps un haricot et un instrument de musique : qui suis-je ? » .

A ces mots, les deux fauves adultes et les ponettes se tournent vers O’ Berlioz le musicien de la bande, qui réfléchit, réfléchit, gêné de toute cette attention.

Et soudain il trouve : « c’est un flageolet une espèce de petite flûte (2) ».

–  Hum et moi je connais bien le légume « flageolet » approuve son papa : c’est excellent avec des fricandelles, moins bon que le boudin créole mais cela vaut le déplacement », dit il en se léchant les babines.

Les compères applaudissent O’ Berlioz avec frénésie : les trois énigmes ont été résolues.

– Vous êtes vraiment très forts pour les énigmes les félicite La fée Caraïbe dont la bouche déverse toujours une flopée de fleurs à chaque mot. Maintenant, je vais vous dire où se trouve le pauvre Tigoua : figurez vous qu’il a été enlevé par le terrible monstre de la Martinique le Féroce Davocat  et qu’il est retenu prisonnier chez lui. Les animaux sont en même temps soulagés et tristes : soulagés de savoir Tigoua en bonne santé et tristes de le savoir en situation si difficile.

– Mais qui est ce Féroce Davocat ? demande Isabelle.

– Nul ne l’a jamais vu. On ne sait pas à quoi il ressemble. Si c’est un humain, un animal… voire un légume. Tout ce qu’on sait de lui c’est qu’il est cruel, sans pitié et qu’il donne de la fièvre aux enfants désobéissants.

– Venez les amis, ne perdez pas courage, je vais vous faire accompagner chez ce Féroce par mon plus fidèle farfadet : Faon ou es-tu ?


Et à ces mots, un petit garçon qui se cachait derrière un arbre se montre : il est de la taille de O’ Gaby, tout habillé de vert et d’orange. Il vient leur serrer la main et s’exclame :

– Bonjour ! Je m’appelle Faon, Peter Faon. Mais ici tout le monde m’appelle Ti Faon. Je vais vous emmener dans le repaire de Féroce Davocat.

***** (à suivre)****

(1) Ça cach’ quekchose : les paroles exactes sont : Tout est redevenu étrangement calme. Les fakirs traversent dans les clous.

http://www.musicme.com/Alain-Bashung/albums/Pizza-(Vol.2)-0042282960825.html

(2) Flageolet : http://fr.wikipedia.org/wiki/Flageolet_(musique)


COURLANDE de Jean-Paul Kauffmann

Le Livre de Poche, 2011, 6,95 € . (2009 chez Fayard).

Vous connaissiez la Courlande ? Moi non plus. Mais comme le souligne l’auteur c’est un nom aux sonorités évocatrices sans que l’on sache pourquoi. Et pour cause. Ce petit état balte situé en Lettonie sur la mer Baltique, coincé entre la Suède et la Finlande au Nord, la Pologne, l’Allemagne et la Russie au sud est toujours à la recherche de son identité perdue. Mais déjà, bien avant, la Courlande était vassale de la Pologne avant d’être annexée par la Russie. Envahie par les Nazis elle sera écrasée sous les chars soviétiques et interdite d’accès, muselée jusqu’en 1991. Difficile de la connaître malgré certaines accointances avec la France pour le moins surprenantes…

Photo floue, mais la « poche de Courlande » est en noir…

L’HISTOIRE

Jean-Paul Kauffmann, aimanté par les  îles lointaines et glacées et les voyages spirituels (Sainte-Hélène -avec La chambre noire de Longwood-, les Kerguelen -avec l’arche des Kerguelen-) ne pouvait que s’intéresser à la Courlande. Ici, son histoire rencontre la grande Histoire par le truchement de Louis XVIII au départ, qui l’aide dans une conquête périlleuse. En effet, trente avant, Jean-Paul Kauffmann, alors jeune journaliste en mission au Québec a rencontré Mara, une courlandaise magnifique de blondeur et de mystère qui travaillait dans une librairie de Montréal. Après avoir réussi à la séduire, difficilement et grâce à Louis XVIII (dont il lit une biographie lorsqu’il ose l’aborder) qui a vécu huit ans d’exil en Courlande après la révolution, sur ses vingt-trois d’errance en Europe, il retient l’attention de la belle. Mara lui fera aussi découvrir Le Coup de Grâce de Marguerite Yourcenar qui se passe en Courlande et lui avouera sa passion pour Stendhal et Simone de Beauvoir.  Il va vivre intensément, cet « amour de jeunesse » inconsciemment bercé par l’ombre des souvenirs que Mara entretient, cajole à travers ceux de ses parents sur son pays d’origine. Nous sommes dans les années 1970 et elle ne connaît de la Courlande (une des quatre provinces lettonnes) que ce qu’en racontent ses parents qui ont fui l’occupation allemande. Ce minuscule état balte, aussi appelé « la poche de Courlande » a depuis sa création, été toujours convoité de par sa position maritime sur la Baltique. Mara disparaît de l’histoire dès qu’il rentre en France, mais pas de sa mémoire. A la poursuite de cette image auréolée de mystère, il part avec sa femme Joëlle (qui le taquine sur cet amour de jeunesse inachevé), à la découverte de ce pays avec le prétexte d’y faire un reportage qui ne sera jamais publié. Mais qui deviendra un livre. Car c’est une histoire vraie. « La Courlande appartient à ma propre histoire. Je suis parti à la recherche d’un nom. Je me suis lancé à la poursuite d’un souvenir ».

Il y découvrira  des étendues liquides, boisées,  sombres et fantomatiques. A l’image de Mara qu’il croit apercevoir… Au détour des  usines et des fermes abandonnées, la population est rare et ombrageuse. Il y retrouve l’esprit fermé qu’il avait rencontré quand Mara l’avait présenté à ses parents pour célébrer la fête du solstice d’été dans la plus pure tradition païenne, parenthèse surréaliste qui lui avait laissé un sentiment étrange sur les courlandais : l’entêtement à perpétuer outre-Atlantique des coutumes d’une autre époque. Il ne s’était pas senti admis ; la distance un peu froide des parents l’avait désarçonné.

Au volant de sa Skoda Favorit rouge, il fera des rencontres bienvenues qui l’aideront dans sa quête.  Un professeur allemand qui en connaît un rayon sur le sujet des barons baltes et des chevaliers teutoniques qui dominèrent longtemps le pays, sur la guerre russo-japonaise et, même sur les Skoda, il est incollable ; « Elle est différente des autres marques des Pays de l’est. La ligne de la Favorit a été revue dans les bureaux du grand carrossier italien Bertone ». Un rocker atypique et « polytonique », une française aussi et surtout ce mystérieux  Résurrecteur qui exhume les corps des soldats allemands et ceux des « malgré nous » alsaciens. A sa grande stupéfaction, chaque village visité possède deux ou plusieurs châteaux souvent transformés en Musées ouverts à tous les vents. Tout en roulant à ses côtés, nous sommes frappés avec lui par l’immobilité des lieux, la froideur minérale qui se dégage de paysages dépeuplés, de l’abandon de ces usines, fermes et autres bateaux rouillés à moitié engloutis. Réminiscences d’un passé soviétique, d’un temps arrêté à jamais sans qu’un autre ait réussi à prendre le pas.  Les forêts, l’eau se confondent en un paysage linéaire : « Et toujours cette lumière terne sur une plaine liquide qui ressemble à de la cendre ». Comme si la  Courlande vivait dans une attente qui n’en finit plus, habituée à l’abandon et aux envahisseurs, mais résistante. Mieux armée comme savent l’être les peuples longtemps asservis. Comme Mara le fut en son temps. Mais la rencontre avec une femme « d’une quarantaine d’années« , directrice d’une école communale à l’air « prudent et sévère, à la limitée de l’hostilité « nouvel exemple du quant-à-soi courlandais » va lui révéler beaucoup des attentes de ce peuple , car certes la Courlande est « désaffectée » mais il n’y a pas forcément rien à y trouver et le discours de cette femme est peut-être la « pièce manquante » qu’il cherchait: «  Nous n’avons plus peur de l’avenir. C’est de justesse que nous avons échappé à la catastrophe (…) Nos oppresseurs étaient sur le point de gagner. Bientôt ce sera votre tour (…) C’est toujours ainsi : les vraies discussions s’engagent au moment où l’on se quitte. Vous autres Européens, vous nous avez laissés tomber, mais nous ne sommes pas rancuniers. Figurez-vous que les lettons n’ont qu’un seul désir : devenir à leur tour membres de l’Union européenne ».

Retrouvera-t-il Mara ? Trouvera-t-il enfin la pièce de puzzle qui bouclerait sa quête ?  Rien n’est moins sûr…

MON AVIS

Ce livre au thème pas spécialement alléchant nous accroche dès les premières pages. Jean-Paul Kauffmann sait raconter l’Histoire sans nous ennuyer. Mais aussi il sait parler des blanches solitudes qui gomment parfois les contours de l’existence. Comme la sienne qui a disparu trois ans sous le joug de ses geôliers. Le style est impeccable, l’ambiance oppressante mais palpitante. Je ne m’attendais pas à une aussi bonne surprise. Et le contexte historique est passionnant, d’autant qu’il a concocté un lexique à la fin intitulé « Repères chronologiques », court et d’une grande facilité pour les néophytes. Certes, il faut aimer l’histoire pour mieux appréhender ce livre, mais nous en ressortons…avec l’envie de prendre le large nous aussi, de mettre nos pas dans les siens, de  poursuivre nos vieux rêves évanouis et  découvrir ces contrées méconnues !

SUR L’AUTEUR

Jean-Paul Kauffmann est né le 8 août 1944. Journaliste, il est avant tout connu pour ses trois ans de détention comme otage  au Liban du 22 mai 1985 au 7 mai 1988. Avec  Michel Seurat qui mourra en détention.

Ses romans traitent tous de l’enfermement sans qu’il n’y soit jamais fait allusion à son propre cas. Sauf un, en 2007, La Maison du Retour où il évoque sa captivité et la difficulté qui a été la sienne pour « être » tout simplement, redevenir doucement un peu de celui qu’il avait été. La Chambre Noire de Longwood : le voyage à Sainte-Hélène, 1997 a obtenu le Prix Femina Essai, le Prix Roger Nimier (entres autres…) L’arche des Kerguelen : voyages aux îles de la désolation est paru lui en 1996. Mais si vous voulez en savoir plus sur sa bibliographie et sur l’homme, allez donc ici. (Source Wikipédia abrégé et remaniée).

Je remercie Le Livre de Poche de m’avoir accordé sa confiance pour parler de ce livre.

LA CITATION DU JEUDI avec ZELDA….

Parce que vous connaissez mon affection pour Zelda Fitzgerald depuis que j’ai lu Alabama Song de Gilles Leroy, parce que je ne pouvais en rester là avec elle… Une merveilleuse amie m’a offert pour mon anniversaire le livre de Jacques Tournier, Zelda et… disons-le, cette version est beaucoup plus réaliste que celle d’Alabama Song. Qu’importe ! Entre la réalité des écrits qui sont restés et la schizophrénie de Zelda, difficile toujours de démêler le vrai du faux, surtout quand son époux (très attentionné certes) se sert d’elle malgré tout, inconsciemment…Ci-dessous, un extrait où Scott parle du (futur) synopsis de Tendre est la nuit à son éditeur, qui ne s’appelle pas encore comme ça : Lire la suite

Une femme de la Renaissance, moi ? Why not ?

Gabrielle d’Estrées par Daniel Dumonstier (1574-1646) peint vers 1635-1640…Les critères de beauté ont changé, je sais !

Taguée par ma chère LiliGalipette, elle-même taguée  par Daniel tagué par Euterpe qui nous explique le concept ici , la question est : Dans quelle femme de la Renaissance me vois-je ? Ouh ! Question piège… Après avoir hésité avec Anne de Bretagne, le destin unique et tragique de Gabrielle d’Estrées m’a paru mieux me convenir, la blondeur en moins ! Dans la peau d’une favorite libre et (un tantinet) libertine, je me sens mieux qu’en épouse confinée et aliénée à l’étiquette !

AH L’AMOUUUR…

 Née entre 1570 et 1573 (l’état-civil n’était pas encore fiable), Gabrielle d’Estrées était réputée pour sa blondeur évanescente, son teint d’une blancheur incomparable et fut une des femmes les plus admirées mais aussi les plus détestées de son époque. Favorite et maîtresse du Vert-Galant (j’ai nommé Henri IV le tombeur), son destin fut tragique. Elle mourut en avril 1599, alors qu’elle était enceinte de son quatrième enfant, et qu’elle était sur le point de devenir reine. En effet, Henri IV alors marié à Marguerite de Valois depuis 1571 avait enfin obtenu le divorce et lui avait même passé l’anneau royal au doigt. Mais voilà…d’obscurs jaloux ne voyaient pas cette union d’un bon oeil. Après un dîner, elle meurt brutalement dans d’atroces souffrances dûes…au poison (thèse évoquée), son corps devient « noir » brusquement. Des rumeurs « d’étranglement par le diable »courent également ainsi que la thèse d’une crise d’apoplexie ou plus plausible, celle d’une crise d’éclampsie (ce qui arrive encore aujourd’hui aux femmes enceintes dans les derniers mois de leur grossesse).  Mais  aucune autopsie (à l’époque) ne dira la vérité…

Au lendemain de sa mort, Henri IV, effondré écrira :  » Mon affliction est aussi incomparable que l’était le sujet qui me la donne. Les regrets et les plaintes m’accompagneront jusqu’au tombeau. La racine de mon coeur est morte et ne rejettera plus… »

Aggrippa d’Aubigné, plutôt avare de compliments, réhabilitant celle qui était surnommée « la duchesse d’ordures » (après qu’Henri IV l’eût faite Duchesse de Beaufort), dira qu’elle était à l’origine du grand-oeuvre d’Henri IV : l’Edit de Nantes…

Nous reste au Louvre,  ce tableau non signé de l’Ecole de Fontainebleau représentant (peut-être) Gabrielle et sa soeur  -à gauche-, la Duchesse de Villars, vers 1594.

Tableau qui a donné lieu à quelques pastiches…


DIANA & MARIO – 1981

ou encore…celui-ci non référencé…


Même une pub Pour Yves Saint-Laurent (pour une fois que Kate Moss a les seins couverts, franchement…


Tout ça pour dire que Gabrielle a marqué les esprits ! Qu’elle est devenue un mythe sans avoir été une rock-star ! Pas mal…

Mais comme la règle des tags est de faire suivre, je tague donc Syl. de Thé, Lectures et macarons qui a toujours des idées et de belles photos historiques ! Olivia qui s’ennuie en ce moment (elle va me tuer !), et Delphine qui ne m’en voudra pas (aïe mes doigts…) mais aussi Ella qui toujours dans ses Etats,va bien se transposer à cette époque !  Et Violette qui a toujours des humeurs désopilantes (Les Humeurs de Violette). pendant qu j’y suis, j’aimerais bien savoir ce qu’Irrégulière nous trouverait et Anne, des Mots et des Notes…

Sources Wikipédia, abrégée. pour en savoir plus, c’est ici !

LES PLUMES DE L’ÉTÉ 6 – Résultats de la collecte en F !

Et c’est reparti pour un tour ! Voici donc le résultat de la collecte des mots en F d’aujourd’hui.

C’est de la folie vous dis-je ! Mais cela devrait nous inspirer…

Ils sont au nombre de…16 et c’est tout (sauf pour Ella qui a le droit d’en ajouter autant qu’elle veut…) .

FANTASQUE  – FARIBOLES – FARANDOLE – FEU – FAUVE – FRIMAS – FOND – FOLIE – FIRMAMENT – FOULE – FAON – FASCINATION -FRICANDELLE* – FIÈVRE – FRÉNÉSIE -FAKIR.

* Fricandelle n’est pas dans le Larousse mais existe, c’est la même chose que fricadelle…bon appétit au fakir !!! Syl. : va falloir faire passer ton bateau par la Manche !  :D.

Bon courage, bonne semaine à tous et que vos plumes soient inspirées (amen)…

LES PLUMES DE L’ÉTÉ 6 – Collecte des mots en F !

Tout d’abord un grand merci à tous les participants aux mots en E, je suis ravie que ce petit jeu plaise autant, j’en profite pour souhaiter la bienvenue aux nouveaux arrivants qui élargissent chaque semaine un peu plus le champ des possibles avec la multiplicité, la diversité et disons-le, la qualité des textes proposés. Oui, je suis ravie ! Mes efforts de « logistique » sont largement récompensés. Merci à tous, si de nouveaux participants ont des questions quant au fonctionnement du jeu, c’est par . Aujourd’hui, vous avez jusqu’à 18 heures pour laisser un mot commençant par F dans les commentaires ; entre 18 et 19 h, je ferai un billet récapitulatif des mots collectés.

Ont participé : Amélie (Les écrits d’Amélie), Célestine (Célestine Troussecotte), Clara (Clara, moi et les mots), Claudialucia (Claudialucia Ma libraire), 32 Octobre (Jetons l’encre à Saint-Maximin-la-Sainte-Baume), Eiluneed (le DévoreTant),  Ella (Les états d’Ella), George (Les livres de George Sand et moi),  Gwenaëlle (Modene Solitude),  Jean-Charles (Hisvelles Histoires), Jeneen (Livres d’Ed-En), Julia (Julia Heim), Leiloona (Bric à book), La Roulure ,Manuel (Les billets de Manuel) Miss So (Salve Ragazzi), Nat (Journal d’un itinérant), Olivia (Désirs d’histoires),  Plume (Mai 49), Polipoterne , Suzame , Syl. (Thé, lectures et macarons), Valentyne (qui publie ici), Zoë (Vie de Zoë).

J’ai du en oublier, ne me tapez pas siouplaît ! Je suis en surchauffe…

Bonne journée à tous !

LES PLUMES DE L’ÉTÉ 5 – Les textes des mots en E !

 A droite, le logorallye DE 32 OCTOBRE  qui a rouvert son blog depuis deux jours (on l’applaudit siouplaît !) et qui récapitule les mots à placer aujourd’hui.

Voici les textes des participants aux mots en E (par ordre d’arrivée des liens) :

 Ella, Gwenaëlle,  George, Amélie, Julia Heim, 32 Octobre Clara, Jean-Charles (Ah ! Tu n’es plus tout seul dans ton harem !^^), Julia, Leiloona , Jul., Eiluned, Zoé (qui prend le train en route et ce texte en D devrait être suivi du E !), Plume (nouvelle également), La Roulure , (nouvelle, ami(e) de Julia Heim), Polipoterne (nouveau, toujours Julia Heim !).  Miss So (nouvelle) Jeneen et sa fille, ClaudiaLucia, Olivia. Je mets les liens des blogs de Coumarine (qui est en pause), Célestine et ses deux textes (il y a des gourmandes !), Valerie K (pas de texte en E mais le D est toujours en place)  ! Ainsi que celui de notre Syl. aventureuse et romanesque dont le texte paraîtra ce week-end ! Waouh ), cela fait 25 textes ! A vos lunettes ! On me signale un nouvel arrivant, Nat, ici et Suzame qui a laissé son lien ce soir !

 Ci-dessous comme d’habitude, mon texte, et celui de Valentyne . Lire la suite

UN ÉTÉ SANS LES HOMMES de Siri Hustvedt

Livre voyageur qui vient de chez Clara, dont j’attendais beaucoup, vu son excellent classement dans le livre de l’été actuellement (depuis trois mois en fait) et qui m’a un peu déçue. Rien à reprocher à l’écriture, au postulat de départ, ni même à la façon dont le sujet est traité ! Je l’ai trouvé souvent « académique »  pour moi empêchant l’émotion de remonter , je me suis essoufflée vers la page 90 jusqu’à la page 120, laissé, repris, et enfin de 140 à la fin, j’ai apprécié.

L’HISTOIRE

Une femme, Mia, cinquante-cinq ans,  poétesse lunaire et torturée est confrontée au démon de midi de son époux qui fait une « pause », pause de 20 ans plus jeune, collègue belle, française et brillante de Boris, son  mari, neurochirurgien de renom. Elle pète un câble et va passer un certain temps en hôpital psychiatrique avant de quitter New-York et un appartement où le trop-plein de souvenirs déborde. Elle va rejoindre sa mère qui vit en maison de retraite à Bonden dans le Minnesota, entourée d’octogénaires presque nonagénaires, pétillantes, accros à leur leur club de lecture, qui ne loupent rien de la dernière ligne droite de leur vie sachant que c’est la plus fragile.  Elle va louer une maison proche et trouver  un poste  de professeur de poésie, même si elle n’a que sept éléves, bien et sages sous tous rapports de prime abord …mais pas tant que ça, finalement. Sa fille Daisy lui sera d’un grand secours également dans le travail de résilience qu’elle effectue sur elle-même. Elle rencontrera une voisine, femme battue par un mari violent et ivrogne sous les yeux des enfants qui hurlent. Sa chère soeur Béa joue aussi un rôle. Boris reviendra-t-il, a-t-elle vraiment envie de retrouver sa routine assassine mais confortable  ? Quelles leçons a-t-elle tirées de cette « pause » ? Et des différents portraits de femmes rencontrées ?

MON AVIS

Ecrit à la première personne, c’est un livre bien pensé, réfléchi et abouti sans aucun doute qui met en scène un échantillon représentatif  d’un microcosme matriarcal pour mieux dénoncer la prédominance de l’image masculine de notre époque encore dirigée et téléguidée par les hommes. Malgré les avancées, les femmes restent plus ou moins enfermées dans des schémas ancestraux. Des plus jeunes aux plus âgées, toutes n’ont pas la même perception qu’elle, qui se trouve au mitan de la vie, à un âge où l’on prend conscience (entres autres) qu’on ne « saignera » plus et qu’on n’enfantera plus. « Plus jamais d’enfants… On éprouve une tristesse mélancolique à la fin de la fertilité, une nostalgie, non des jours où l’on saignait, mais la nostalgie de la répétition pour elle-même, de la régularité du rythme mensuel, de l’invisible attraction de la lune en personne, à qui l’on a un jour appartenu…croissance et décroissance, vierge, mère, vieille. »

Mais il y a aussi beaucoup de références poétiques et littéraires, notamment Jane Austen qui revient souvent, la littérature l’aide  dans cette reconstruction « sans les hommes ». La part belle est faite à la psychanalyse (sujet mignon de l’auteure) pour mieux mettre le doigt sur l’état de doute dans lequel elle avance en aveugle. La sexualité est abordée de façon parfois « anatomique » et étonnante pour elle. Car Mia reste une cérébrale avant tout :  » Nous allons nous accorder un répit car, bien que je sois restée assise ici en personne, il y a au moins une demi-heure que je me suis quittée. J’ai fait une échappée mentale ».

Donc pas vraiment un coup de coeur, juste quelques bons moments, parfois ponctués d’autres, plus fastidieux…et un petit quelque chose de trop « cérébral ». Cela dit, je n’étais peut-être pas dans le bon état d’esprit pour l’apprécier totalement. Et je le relirai certainement un jour car j’ai l’impression d’être passée à côté.

SUR L’AUTEUR

Siri Hustvedt est l’épouse de Paul Auster depuis plus de trente ans. Ils vivent à Brooklyn, dans un quartier… coquet. Mais elle a un style bien à elle et la limiter à « la femme de » serait injuste. Pour en savoir plus sur ce livre, un court article du Figaro Magazine du 11 mai dernier,  et pour sa bibliographie, c’est ici.

Le billet très enthousiaste de Clara qui a beaucoup aimé.

La citation du jeudi avec KUNDERA – La valse aux adieux

Quand j’ai cumulé des lectures décevantes, j’aime à me replonger, le temps de quelques pages dans un bon vieux Kundera qui ne me décevra pas, même si je l’ai lu et relu, mon regard n’est jamais le même. La valse aux adieux était l’un de mes préférés et signe la fin des romans « tchèques » de cet auteur dont je vais bien finir par vous parler un jour plus longuement…  Ce livre est particulier par la diversité du propos, amour, maternité, politique avant la chute du mur et après le Printemps de Prague, il se déroule sur cinq jours dans une ville d’eaux au charme suranné… Dialogue entre deux personnages-clé du livre :

 » Tu as toujours pensé que ton devoir était d’être, comme on dit, dans le coup. Au centre de la réalité. mais qu’est-ce que c’était pour toi la réalité ? La politique. Et la politique, c’est ce qu’il y a dans la vie de moins essentiel et de moins précieux. La politique, c’est l’écume sale sur la surface de la rivière, alors qu’en fait la vie de la rivière s’accomplit à une bien plus grande profondeur. L’étude de la fécondité féminine dure depuis des milliers d’année. C’est une histoire solide et sûre. Et il lui est tout à fait indifférent que tel ou tel gouvernement soit au pouvoir. Moi quand je mets un gant de caoutchouc et quand j’examine les organes féminins, je suis beaucoup plus près du centre de la vie que tu ne l’es, toi qui a failli perdre la vie parce que tu te préoccupais du bien de l’humanité ».

Milan Kundera. 1973, puis en 1986, une dernière version chez Gallimard dont la traduction a été revue par l’auteur. C’est celle-ci que je vous conseille si vous devez le lire un jour…

Sous l’égide de Chiffonnette la citation du jeudi.

Et Dieu dans tout ça ? de Marie Desplechin

Neuf de l’école des loisirs – 1994 – 127 pages.

Une découverte dans mes cartons « Jeunesse » pas encore ouverts et que je me suis empressée de dévorer hier après-midi alors que la pluie et l’orage ont fait leur grand retour, nous plongeant en pré-automne dès 16 heures…

Le petit Henri, dix ans et curieux, s’ennuie ferme dans sa classe de CM2, dépassé et dégoûté par ses mauvaises notes, le harcèlement de ses parents. Il décide qu’il va passer l’année à s’intéresser à Dieu « à fond » et voir ainsi si cela aura (ou peut avoir) un effet direct et positif sur son travail. Après avoir interrogé sa mère, qui n’a jamais d’avis tranché sur rien et le laisse dans le doute,  » Répondre à une question par une question : voilà sa grande ruse, celle qui lui permet de ne jamais se décider. Evidemment je ne lui ai pas répondu. Elle ne m’aura pas à ce petit jeu-là. » Son père athée balaie la question d’une réponse n’admettant que peu de répliques, il croit trouver chez sa grand-mère un semblant de piste. Cette quête l’amènera à briller lors d’une rédaction, puis à approfondir le sujet à la demande de sa maîtresse en concoctant un exposé complet sur les religions. Aidé de son oncle Alfred, jeune et un peu farfelu, il écume la bibliothèque, découvre la vastitude du sujet, creuse le sujet et recueille l’admiration de sa classe ! Ainsi qu’un 10/10…

MON AVIS

La question de l’existence de Dieu est rarement évoquée dans les livres Jeunesse, je dois dire que Marie Desplechin ouvre une réflexion intéressante sur le sujet, en faisant découvrir à Henri la multiplicité des religions. Quant à la foi, c’est une autre question, soulevée mais traitée d’un point de vue neutre, sans prise de position sur « faut-il croire ou non » ? mais terminant la réflexion par « C’est une question qui se discute « . J’ai beaucoup aimé l’humour, la sensibilité avec lesquels ce sujet délicat est traité et si des parents sont désemparés pour évoquer Dieu face à un enfant en demande, ce petit livre est parfait !

SUR L’AUTEUR

Marie Desplechin est née en  1959. Journaliste et écrivaine, elle compte plus d’une quarantaine d’ouvrages à sa bibliographie, majoritairement des livre Jeunesse. Pour en savoir plus, c’est ici

LE VIOLON de Pierre Béhel

Le Violon – Editions Cogitare – 204 pages. Prix éditeur :10 €.

4 ème de couverture : Elle est superbe. Surtout, elle est violoniste prodige. Il ne pouvait que la vouloir. Pour lui seul. Pour l’écouter, pour l’admirer.

Il ne pouvait que l’enlever et la garder dans sa cave. Pour qu’il puisse l’écouter à loisir.

Quant à elle, que pouvait-elle faire d’autre que jouer ?

Tout est dit ou presque, surtout après avoir lu l’avant-propos de trois pages où l’auteur nous dit comment et pourquoi il écrit puisqu’il se nomme lui-même créateur multigenre, de qui surtout il s’est inspiré, pour écrire ce « roman psychologique » : Natascha Kampusch et la violoniste coréenne, Ji-Yoon Park. Il se revendique aussi (plus ou moins) de Nabokov et de sa Lolita. Et surtout, en conclusion de l’avant-propos, la phrase qui tue : « Je laisse ainsi tout à fait volontairement à mes lecteurs une partie du travail de création ».

Sauf que quand je lis, je n’aime pas travailler et faire des efforts pour finir de rédiger une histoire à huis clos qui se perd dans les détails infimes,les descriptions interminables et survole les sentiments, le ressenti, le fond en somme. Il n’y a absolument aucune attente puisque tout nous est dévoilé dès le départ (ce qui ne l’est pas se devine aisément) car l’auteur relate en même temps cette histoire : un vétérinaire va rencontrer la Beauté un soir de séminaire. Il écoute la violoniste qui joue pour eux en soirée privée et en tombe raide dingue. Son Destin va changer. Il la suit, la kidnappe dans sa cave et va retarder le moment de la tuer. Elle va le supplier de la tuer. Point. En revanche, vous aurez droit deux fois aux filets de  truite au beurre citronné et à la compote pommes-poires, au début et à la fin. Extraits du livre : «  Je fis une recherche sur Internet à propos de la jeune artiste qui m’avait initié à la Beauté. (…) Dès cet instant, mon Destin était scellé. » Sans parler des nombreuses fautes d’orthographe, de concordance des temps, plus des majuscules aléatoires…

 » Le matin, j’allais (imparfait au lieu du passé simple) chercher mon invitée comme si nous étions un jour ordinaire. Nous prîmes un petit déjeuner semblable à ceux de tous les jours. (…) Je dis des banalités, des commentaires de l’actualité. »

A aucun moment, je ne suis entrée dans ce tête-à-tête, avec des dialogues, des Majuscules partout au début, moins vers la fin, majuscules inégales ? (Beauté, Destin, etc). Ce qui va se passer est anticipé dans le chapitre précédent. Et surtout, l’emploi de la première personne (encore expliquée en avant-propos) est, je cite : « Ecrire à la première personne permet aussi au lecteur de mieux s’approprier les sentiments du héros. Et de se glisser, après l’auteur, dans la peau de celui-ci. J’espère qu’elle vous conviendra pour les instants que vous consacrerez à lire cette histoire ».

Je cherche encore à me glisser dans la peau du personnage, entre ces lignes dénuées de toute émotion, de toute intrigue « solide ». Ce roman  ne m’a pas touchée ni émue une seule seconde. Désolée. Ou je suis passée à côté, veuillez m’en excuser. Mais n’est pas Nabokov qui veut. Le site de l’auteur est .

SUR L’AUTEUR

En revanche, en ce domaine j’ai plus à vous dire puisque en recevant ce livre, j’ai lu le dossier de présentation de ce « créateur multigenre » (photo ci-dessous).

Le dossier de présentation ( de 58 pages !!!)  s’ouvre sur une « auto-interview » de l’auteur face à lui-même où il nous explique les avantages de l’autoédition, il nous relate son parcours d’écrivain lambda sur Internet où il a commencé à écrire des feuilletons (il continuerait…mais je n’ai pas trouvé en allant sur son site http://www.pierrebehel.com). Pourquoi il se diversifie : théâtre, essais, romans psychologiques, nouvelles fantastiques et de science-fiction, contes et parodies… Vous avez le choix. Il préfère rester hors du circuit traditionnel de l’édition. Enfin, dans cette auto-interview de dix pages, à la dernière question qu’il « s’auto-pose »  : « Et si on parlait un peu de toi, sur un plan plus personnel ? » Il répond : « Je n’y tiens pas du tout. Pas en « public ».  »

Je remercie Les Agents Littéraires de promouvoir les auteurs méconnus du grand public et de m’avoir adressé ce livre. J’espère être plus positive pour le prochain !

Et j’en profite pour l’ajouter au challenge musical d‘Anne  » Des Notes et des Mots ».

LES PLUMES DE LÉTÉ 5 – Résultats de la collecte des mots en E et du sondage.

 

Voici les mots que nous allons devoir placer dans notre texte pour samedi, rien ne change, le sondage a décidé à   72,73 % pour le samedi et 27,27 % d’indifférents (indifférents au jour, s’entend) !

Encore une belle fournée… j’attends impatiemment les petits pains tout chauds qui vont sortir du four !

Les 13 mots récoltés : élixir – estival – évanescent(e) – émeraude – évanoui(e) – étincelle -élégie – écrevisse – éléphant – excédé(e) – éventail – étreinte – eucalyptus.

Bonne semaine à tous, merci de votre fidélité et de votre assiduité… et à vos plumes !

LES PLUMES DE L’ÉTÉ 5 – Collecte de mots en E

Hé bieeeen ! Merci à toutes les participantes et à l’unique participant pour vos textes en D, particulièrement nombreux et de bonne qualité ! Les plumes sont chaudes… alors continuons ! Il y avait, par ordre alphabétique cette fois : Amélie, Célestine, Coumarine, 32 Octobre,  Eiluned,  Ella B., George,  Gwenaëlle, Jean-Charles, Jeanne, Jeneen, Jul., Julia Heim, Leiloona, Suzame, Valentyne, Valérie K. et moi-même. (j’espère que je n’oublie personne, aïe !)

Suite à mon observation (oui je note !), vous êtes nombreux à m’envoyer vos liens bien avant le vendredi soir, donc comme je suis toujours aussi démocrate, je vais vous proposer un petit sondage, à savoir celles et ceux qui préfèrent garder le samedi comme jour de publication ou si nous l’avançons au vendredi ? Comme vous voulez ! Le sondage décidera ! Et je suis désolée, une fois encore pour le lien de Valérie K. qui ne m’est pas parvenu, son texte est un peu passé « à la trappe » et c’est dommage ! Pour Julia Heim, petit souci également, le lien n’était pas bon. Cela ne se reproduira plus ! D’où l’intérêt d’une bonne coordination.

Je rappelle aux utilisatrices  de la plate-forme Blogspot  qu’il est possible de programmer son billet, Eiluned l’a fait ! Evidemment,  pour celles que ça intéresse… je sais que ces questions techniques sont barbantes !  Hélas, toujours pour Blogspot, je relaie des commentaires qui me sont parvenus (et j’en ai fait l’expérience samedi), quand vous n’activez pas les popup (ne me demandez pas ce que c’est !) dans vos commentaires, en laisser un,  prend environ trois minutes…quand ça marche ! Je voulais vous le signaler et m’excuser auprès de celles chez qui je n’ai pas pu laisser un mot !

D’ailleurs, à Eiluned et Leiloona, qui tiennent également un atelier d’écriture le lundi (pour celles qui seraient intéressées et il y en a), je suis désolée de ne pas participer pour le moment, mais c’est chaud ! Merci de votre compréhension.